Un tribunal kényan a ordonné le maintien du statu quo sur le site de la future raffinerie d’Aliko Dangote à Lamu. La juge Jane Onyango, de la Cour de l’environnement et des terres de Malindi, a rendu publique la décision le 29 septembre. Elle fait suite à la demande de 133 habitants de Chandavai, qui revendiquent la parcelle LR No. 13061. Ils réclament la reconnaissance de leurs droits fonciers et une indemnisation. L’affaire sera examinée le 14 octobre.
Ce n’est pas la première fois que Dangote se heurte à la justice. Au Nigeria, sa raffinerie de Lekki est au cœur d’un bras de fer judiciaire avec le régulateur NMDPRA, qu’un tribunal fédéral de Lagos a temporairement empêché d’entraver ses activités. La compagnie pétrolière nationale NNPC l’accuse aussi d’utiliser les procédures pour monopoliser le marché aval. À l’étranger, un projet de cimenterie au Kenya, envisagé en 2013, avait été abandonné.
Une portée de la décision encore débattue
Dans un communiqué, le groupe a déclaré : « Le tribunal n’a pas interrompu la cérémonie d’inauguration de la raffinerie à ce stade. Toutefois, les activités sur le site pourraient être affectées par la décision, car les deux parties sont tenues de ne pas mener d’activités avant que l’affaire ne soit entendue le 14 octobre. » Le président kényan William Ruto sera de la partie lors de la cérémonie d’inauguration.
Le projet est estimé à environ 16 milliards de dollars et prévoit une capacité de 700 000 barils par jour. Le Kenya espère réduire sa dépendance aux carburants importés. Dangote a sous-estimé l’obstacle, jugeant ces recours « normaux en Afrique ». Il vise une mise en service d’ici 2030.




C’est bon s’ils sont vraiment propriétaires et ont droit à une indemnisation juste. Au Bénin, même si on parle bien du chantier de la route des pêche initiè par Yabo, et amélioré par PAT, les populations ont eu à souffrir sous le poids d’une justice aux ordres.