Emmanuel Macron a exprimé mardi 29 septembre sa solidarité avec l’Estonie, qui vient d’attribuer à la Russie la responsabilité d’un incendie criminel visant une entreprise du secteur de la défense. « J’exprime notre pleine solidarité avec l’Estonie », a écrit le président français sur X. Le président français a ensuite rappelé que l’Allemagne avait posé le même constat quelques semaines plus tôt après l’incident de l’aéroport de Leipzig. Pour lui, « la multiplication de ces actes hostiles traduit une dangereuse fuite en avant de la part de la Russie, qui ne fera que la mener dans l’impasse ».
Un sabotage attribué aux services russes
Le service de sécurité intérieure estonien conclut que le feu déclenché dans la nuit du 15 août dans un bâtiment de Tallinn, utilisé par Milrem Robotics, était un acte délibéré et planifié, commandité par les services de sécurité russes. Les secours ont rapidement maîtrisé l’incendie. Deux suspects ont été arrêtés en Lettonie le 17 août, un troisième le lendemain, puis remis aux autorités estoniennes.
Milrem Robotics fournit à l’Ukraine ses véhicules terrestres sans équipage THeMIS. Selon les services estoniens, le mode opératoire ressemble à celui d’autres sabotages menés en Europe pour le compte de Moscou; une accusation rejetée par le Kremlin. Son porte-parole, Dmitri Peskov, fustige des accusations infondées: « Nous ne pouvons pas prendre ces déclarations au sérieux », a-t-il déclaré.
L’épisode allemand cité par Macron remonte au mois d’août. Un drone chargé d’explosifs s’était alors écrasé contre un avion-cargo utilisé pour acheminer des armes vers l’Ukraine, sur le site de Leipzig-Halle. Berlin avait attribué l’attaque à la Russie et fermé un centre culturel russe en représailles. Le chef de l’État français adresse un avertissement à Moscou : « La Russie doit savoir qu’elle n’aura raison ni de notre unité, ni de notre détermination à continuer de soutenir l’Ukraine. »



