Mutinerie au Niger : Jean-Noël Barrot qualifie de « pures fantaisies » les accusations contre la France

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a rejeté samedi 5 septembre sur RFI les accusations des autorités nigériennes qui soupçonnent Paris d’avoir encouragé la mutinerie survenue fin août à Niamey.

Les accusations portées contre la France ont été fermement rejetées par Jean-Noël Barrot. Interrogé samedi 5 septembre sur RFI, le chef de la diplomatie française a assuré que Paris n’avait joué aucun rôle dans les événements des 28 et 29 août au Niger.

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« Ce sont là de pures fantaisies », a déclaré le ministre, estimant qu’aucune opération française n’avait été préparée pour provoquer le soulèvement de militaires nigériens. Il a également affirmé que la France n’avait disposé ni de l’intention ni des moyens nécessaires pour organiser une telle action.

Niamey accuse Paris d’avoir participé à la déstabilisation

La réaction française intervient au lendemain de nouvelles accusations formulées par les autorités nigériennes. Réuni vendredi sous la présidence du général Abdourahamane Tiani, le Conseil des ministres a affirmé que les affrontements des 28 et 29 août relevaient d’une tentative de déstabilisation aux ramifications internationales.

Selon le compte rendu du gouvernement nigérien, des éléments du Bataillon spécial de renseignement du Commandement des opérations spéciales auraient été impliqués dans les événements, qui ont particulièrement touché la base aérienne 101 de Niamey.

Le Conseil des ministres a accusé le régime du président français Emmanuel Macron d’être à la tête d’un « vaste réseau de connivences » qui chercherait, selon Niamey, à déstabiliser le pays et à remettre en cause sa politique de souveraineté. Les autorités nigériennes disent avoir réuni une documentation qu’elles pourraient utiliser dans le cadre d’éventuelles démarches devant la justice internationale.

Une version française qui contredit celle de Niamey

Jean-Noël Barrot a contesté cette lecture des événements et dénoncé ce qu’il considère comme une nouvelle mise en cause injustifiée de Paris. « Tout cela est, comme d’habitude, une manière de pointer du doigt à tort une responsabilité de la France qui n’existe tout simplement pas », a-t-il déclaré sur RFI.

Les accusations nigériennes interviennent quelques jours après le témoignage du capitaine Roger Gabriel, diffusé par la Radio Télévision du Niger. L’officier avait évoqué des contacts et un projet présumé d’intervention extérieure impliquant plusieurs pays, dont la France. Ces éléments relèvent toutefois de déclarations de l’officier et ne constituent pas, à ce stade, une preuve publique de l’implication de ces États.

Les relations franco-nigériennes restent rompues

Le différend intervient dans un contexte de rupture profonde entre Paris et Niamey depuis le coup d’État de juillet 2023. Après la prise de pouvoir des militaires, les nouvelles autorités nigériennes avaient exigé le départ des forces françaises. Les quelque 1 500 militaires français alors présents dans le pays ont finalement achevé leur retrait le 22 décembre 2023.

La France ne dispose donc plus de cette présence militaire au Niger, ce qui constitue un élément central du démenti formulé par Barrot. Les accusations de Niamey et la réponse de Paris ouvrent désormais une nouvelle séquence de tensions entre les deux pays, sur fond de contestation persistante de la politique française au Sahel.

2 réflexions au sujet de “Mutinerie au Niger : Jean-Noël Barrot qualifie de « pures fantaisies » les accusations contre la France”

  1. Les Français qui ont perdu toute légitimité en Afrique foutent le bordel aux côté de leurs copains terroristes ukrainiens.

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    • Macaron est zélébyte vont couler ensemble … C’est ça la solidarité entre tafioles.

      La France qui fut, à une époque, la première puissance mondiale est aujourdhui une république bananière, un cirque où les bouffons sont rois

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