L’État a consacré 18,8 milliards de FCFA à plusieurs prestations liées à ses bâtiments au Burkina Faso en 2025. Le montant, communiqué lors du Conseil des ministres du 24 septembre 2026 à Ouagadougou, couvre le gardiennage, la propreté et différents travaux réalisés sur les infrastructures publiques.
Deux ans plus tôt, ces mêmes dépenses représentaient 8,78 milliards de FCFA. Elles ont donc augmenté d’environ 114 %, soit un peu plus de 10 milliards de FCFA supplémentaires entre 2023 et 2025. Le Conseil des ministres, présidé par Ibrahim Traoré, a décidé de créer un organisme chargé spécifiquement de la maintenance des édifices appartenant à l’État.
Faso Sanya chargée des bâtiments publics
La nouvelle structure porte le nom de Faso Sanya et dispose du statut d’établissement public à caractère administratif. Deux décrets adoptés le 24 septembre actent sa création et définissent son organisation. Ses équipes devront intervenir sur différents problèmes rencontrés dans les bâtiments de l’administration. Les opérations pourront concerner la propreté des locaux, les réseaux d’eau, les équipements électriques, les systèmes de climatisation ou la remise en état de certaines installations.
Le gouvernement explique cette réorganisation par les difficultés rencontrées pour assurer régulièrement la maintenance du patrimoine immobilier public. Les procédures administratives utilisées jusqu’à présent sont également présentées par les autorités comme l’une des causes des délais constatés dans certaines interventions. Faso Sanya doit travailler avec la Maison des Compétences Burkina Suudu Bawdè. Le dispositif prévoit de recourir à des groupements de professionnels disposant des qualifications nécessaires selon la nature des travaux à réaliser.
Plus de 10 milliards de FCFA supplémentaires en deux ans
Les données communiquées par les autorités permettent de préciser l’ampleur de la hausse. Les dépenses concernées atteignaient exactement 8 782 645 445 FCFA en 2023. Elles sont passées à 18 802 531 190 FCFA en 2025. La différence entre les deux exercices atteint 10 019 885 745 FCFA. La création de Faso Sanya ne repose toutefois pas uniquement sur cette évolution financière. Le gouvernement veut aussi modifier la manière dont les interventions sont organisées afin de raccourcir les délais et d’assurer un suivi régulier des bâtiments. La nouvelle structure aura pour mission d’agir avant la dégradation de certains équipements et de prendre en charge les réparations lorsque des problèmes apparaissent.
Les dépenses de l’État progressent en 2026
Le niveau général des dépenses publiques a lui aussi augmenté. Selon la situation d’exécution budgétaire examinée lors du Conseil des ministres, l’État avait dépensé 1 832,67 milliards de FCFA au 30 juin 2026, contre 1 640,39 milliards de FCFA à la même date en 2025. La progression atteint environ 192 milliards de FCFA en un an. Pour l’ensemble de 2026, les autorisations permettant le règlement des dépenses inscrites au budget représentent 3 918,29 milliards de FCFA.
Avec Faso Sanya, les autorités confient désormais la maintenance des bâtiments publics à une structure dédiée. Son fonctionnement doit associer les services de l’État et des professionnels mobilisés en fonction des travaux nécessaires.



