Niger : l’Algérie accélère le suivi du gazoduc transsaharien et de ses projets pétroliers

Le Niger et l’Algérie renforcent cette semaine la coordination de leurs projets dans les hydrocarbures. Une visite de travail de deux jours du ministre d’État algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, à Niamey doit permettre de suivre le gazoduc transsaharien (TSGP), la raffinerie de Zinder et les projets d’exploration pétrolière.

Le déplacement, entamé lundi 21 septembre, intervient alors que le tronçon algérien du TSGP est déjà entré en phase de réalisation. Les travaux ont été lancés en juin à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, tandis que les études et préparatifs du segment nigérien se poursuivent.

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Le TSGP au centre des discussions

Le gazoduc reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger constitue l’un des principaux dossiers examinés à Niamey. Le projet doit permettre d’acheminer du gaz nigérian vers l’Algérie, avant son exportation vers les marchés internationaux.

Pour le Niger, son rôle de pays de transit pourrait favoriser le développement d’activités liées aux infrastructures énergétiques, aux services et aux compétences techniques. Pour l’Algérie, le projet pourrait renforcer sa position dans le transport et l’exportation du gaz africain.

La visite doit permettre de mieux coordonner les différentes étapes du projet. Selon le communiqué consacré au déplacement, les études et préparatifs concernant la partie nigérienne figurent parmi les principaux sujets examinés par les responsables des deux pays.

La raffinerie de Zinder et l’exploration pétrolière

Les discussions portent aussi sur la maintenance de la raffinerie de Zinder et sur la coopération dans le raffinage et la pétrochimie. Une coordination accrue dans ces secteurs pourrait permettre au Niger de renforcer la transformation locale de ses ressources énergétiques et de développer des activités liées à cette chaîne industrielle.

La coopération concerne également l’exploration. Le groupe algérien Sonatrach et la Société nigérienne de pétrole (Sonidep) travaillent sur le bloc pétrolier de Kafra, où un programme de forage a été engagé. D’autres zones doivent également être évaluées, dont le bloc de Bilma.

Cette présence de Sonatrach peut aussi favoriser le transfert de compétences et l’accès à une expertise technique dans plusieurs métiers des hydrocarbures. Pour l’Algérie, ces partenariats offrent de leur côté de nouvelles possibilités d’intervention pour ses entreprises spécialisées.

Une coopération qui dépasse le seul gazoduc

La coordination recherchée par Niamey et Alger couvre donc plusieurs maillons de la chaîne énergétique : exploration, production, raffinage, pétrochimie et transport du gaz. Une progression simultanée de ces projets pourrait accroître la capacité du Niger à valoriser ses ressources et créer davantage d’activités autour du secteur.

Pour l’Algérie, l’enjeu est aussi de consolider la présence de Sonatrach dans la région et de développer des partenariats avec les acteurs nigériens. Le TSGP reste toutefois le dossier structurant de cette coopération. Les travaux ayant déjà débuté sur le tronçon algérien, les prochaines avancées dépendront aussi de la progression des études et préparatifs sur la partie nigérienne.

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