À l’ONU, le Maroc et l’Algérie ont mis en avant leur vision en ce qui concerne la question du Sahara occidental. Ce mercredi 28 septembre, à la tribune des Nations unies, Ahmed Attaf, le ministre algérien des Affaires étrangères, a insisté sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il y a quelques jours, c’est Nasser Bourita, chef de la diplomatie marocaine, qui affirmait qu’il n’y a pas de solution en dehors du cadre de l’autonomie sous souveraineté marocaine.
La question du Sahara occidental est l’un des dossiers les plus complexes de l’agenda géopolitique international. Ce dossier est source de tensions entre l’Algérie et le Maroc depuis des décennies maintenant. Les deux pays maghrébins ne cessent de mener une campagne active afin de faire valoir leur vision sur la question du Sahara occidental.
Le Sahara Occidental sur toutes les lèvres
Ces dernières années, le Maroc a attiré vers lui de nombreux soutiens, notamment au niveau des grandes chancelleries occidentales. Le plan d’autonomie du Maroc est soutenu par plusieurs membres du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Lors de son passage à la tribune de l’ONU, Nasser Bourita s’est montré on ne peut plus clair en ces termes : « il n’existe pas d’autre mécanisme que le processus de négociation politique mené sous l’égide des Nations unies et basé sur l’initiative d’autonomie ».
De son côté, Ahmed Attaf a affirmé que les questions de décolonisation ne peuvent être réglées par une « politique du fait accompli », mais doivent passer par « l’exercice des droits reconnus aux peuples concernés ». L’Algérie continue donc de soutenir les efforts de l’ONU en faveur d’une solution politique qu’elle veut conforme au droit international et au principe d’autodétermination. Quel sera le dénouement final du dossier sur le Sahara occidental ? Pour le moment, rien n’est figé et nul doute que la question va continuer de figurer en bonne place dans l’agenda géopolitique international.



