Une offre de coopération militaire a été formulée par l’Algérie à Cotonou le 24 septembre 2026. L’ambassadeur algérien, Ammar Hadjar, a proposé un partage d’expertise opérationnelle à l’armée béninoise, lors d’une audience accordée par le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Gildas Agonkan.
Cette audience s’ajoute à une série de rencontres accordées ces dernières semaines par le Bénin à des partenaires étrangers en matière militaire. Fin août, le chef d’état-major général des forces armées béninoises, le général Fructueux Gbaguidi, s’était déjà entretenu avec des responsables américains au Pentagone. Début septembre, un appui en formation et en équipements avait été sollicité auprès des Émirats arabes unis, avant l’annonce, le 17 septembre, d’une mission d’experts allemands attendue début octobre. L’arrivée d’un interlocuteur algérien élargit cette liste de contacts.
Une expertise adossée à la lutte antiterroriste
L’ambassadeur algérien a fait savoir que son pays se dit « prête à partager son expérience opérationnelle » avec l’armée béninoise, par la formation et le développement des compétences des forces. Cette expérience trouve son origine dans la lutte que l’armée algérienne a menée contre les groupes armés durant la guerre civile des années 1990, connue localement comme la « décennie noire ».
Le ministre délégué chargé de la Défense nationale Gildas Agonkan a indiqué vouloir s’appuyer sur la doctrine militaire et la résilience sécuritaire algériennes, en demandant un « accompagnement solide, structurant et durable ». Le ministre a souhaité la conclusion d’accords-cadres portant sur la politique de défense et l’interopérabilité des forces.
Une relation diplomatique ancienne
Les liens entre Alger et Cotonou remontent à l’indépendance du Bénin, les deux pays s’étant toujours présentés comme des partenaires historiques sur le continent. La dimension militaire de cette relation reste toutefois moins développée que celle nouée par le Bénin avec la France, les États-Unis ou la Belgique, ce qui explique l’intérêt porté à cette nouvelle offre algérienne. Aucune date n’a pour l’instant été fixée pour la signature d’un éventuel accord-cadre entre les deux armées.



