Un salarié d’Airbus âgé de 35 ans est mort mercredi 23 septembre sur un site du groupe à Colomiers, près de Toulouse. Ses collègues l’ont retrouvé inconscient en fin de journée et les secours, intervenus vers 19 heures, n’ont pas réussi à le réanimer. Le parquet de Toulouse a lancé des investigations pour établir les circonstances précises du décès.
Un point ressort déjà des premiers éléments communiqués par le parquet. Les informations disponibles ne permettent pas, pour l’heure, de relier le décès à la situation professionnelle du salarié. Selon La Dépêche du Midi, les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un geste volontaire. Cette piste reste à confirmer par la suite des investigations.
Ses collègues étaient partis le chercher
Avant sa découverte, le salarié s’était isolé. Son absence ayant fini par inquiéter ses collègues, certains sont partis à sa recherche. Ils l’ont retrouvé inanimé dans des toilettes du site. Les secours ont alors été appelés, mais leurs tentatives pour le maintenir en vie ont échoué.
La police nationale a été chargée de déterminer ce qui s’est produit. Des spécialistes de la police scientifique ont effectué des constatations sur place mercredi soir. Les enquêteurs doivent aussi recueillir les témoignages de personnes ayant côtoyé le salarié, dans sa vie professionnelle comme dans sa sphère personnelle, afin de reconstituer les heures ayant précédé sa mort. La procédure engagée par le parquet vise à déterminer l’origine exacte du décès. À ce stade, aucun élément rendu public ne fait état de l’intervention d’une autre personne.
Aucun lien établi avec les conditions de travail
La question des conditions professionnelles du salarié fait partie des éléments sur lesquels le parquet a apporté une précision. Selon celui-ci, « rien ne permet, à ce stade, de penser que les conditions de travail de l’intéressé puissent être à l’origine de son geste ».
Cette déclaration décrit l’état des constatations disponibles après les premières investigations et ne préjuge pas de leurs conclusions. L’inspection du travail devrait également examiner les circonstances de cette mort, survenue sur le lieu de travail.
Airbus a confirmé le décès de l’un de ses salariés et indiqué coopérer avec les autorités. L’entreprise n’a pas avancé d’explication sur les causes du décès alors que l’enquête se poursuit. Un dispositif d’accompagnement psychologique doit également être proposé aux salariés affectés par la mort de leur collègue.
Colomiers fait partie du principal bassin français d’Airbus
Colomiers appartient à l’importante zone aéronautique de l’agglomération toulousaine, où Airbus concentre une partie de ses activités françaises. Le constructeur indique employer environ 56 000 personnes en France, réparties sur plusieurs dizaines d’implantations. Toulouse constitue son principal pôle industriel dans le pays.
Le groupe a renforcé ses capacités locales en 2026 avec une nouvelle chaîne consacrée aux appareils de la famille A320. Une part importante des activités d’Airbus et de ses salariés est ainsi concentrée dans l’ouest de l’agglomération toulousaine, où se trouve Colomiers. Les investigations doivent maintenant préciser les circonstances ayant conduit à la mort de l’employé de 35 ans. Les conclusions définitives sur les causes du décès n’ont pas encore été rendues publiques.
À lire aussi :
Algarve : un Français et sa compagne embauchent leur futur meurtrier présumé après un cambriolage violent
A13 : 74 pompiers mobilisés après la mort d'une femme enceinte et de son fils dans un tunnel à Mantes-la-Ville
Recherché pour 16 meurtres, il est arrêté déguisé en femme et confesse 80 assassinats
