Scott Bessent a adressé un avertissement direct à Vladimir Poutine ce 2 septembre sur Fox News, lui demandant de ne pas soutenir Téhéran. Le secrétaire au Trésor américain a lancé ce message alors que de nouvelles sanctions visent tous les pays encore liés au régime iranien.
Un message adressé directement à Moscou
Interrogé sur Fox and Friends à propos du soutien affiché par le dirigeant russe envers l’Iran, Bessent n’a laissé planer aucun doute sur sa position. « Mon message à tout le monde est : restez à l’écart », a-t-il déclaré, précisant que la fin la plus rapide du conflit passait par l’absence totale de soutien extérieur au régime iranien. Il a averti que les équipes du Trésor, du Département d’État et de la Justice multipliaient les discussions à travers le monde avec quiconque continuerait de commercer avec Téhéran, ajoutant : « Nous savons qui vous êtes, et si nous le devons, nous vous ferons mettre la clé sous la porte ».
Cette mise en garde répond à la rencontre du 1er septembre entre Poutine et le président iranien Massoud Pezeshkian, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai à Bichkek, au Kirghizistan. Le dirigeant russe y avait confirmé que Moscou fournissait à Téhéran les biens nécessaires pour traverser la période actuelle, dans le prolongement du traité de partenariat stratégique global signé en janvier 2025 entre les deux pays. Pezeshkian avait de son côté remercié Poutine pour sa position adoptée face aux frappes américaines et israéliennes visant son pays.
Un blocus renforcé par des sanctions inédites
Pour appuyer sa mise en garde, Bessent a détaillé la stratégie déployée contre l’Iran : six semaines de frappes militaires ciblées, suivies d’un blocus naval isolant le pays, puis une vague de sanctions jamais vue jusqu’ici. Selon lui, la monnaie iranienne s’est effondrée, l’inflation dépasse les 100 %, et des files d’attente de trois à quatre heures se forment pour obtenir de l’essence — un paradoxe dans un pays disposant de l’une des plus grandes réserves énergétiques au monde. Le responsable a cité en exemple les sanctions imposées vendredi dernier aux succursales d’une banque égyptienne à Dubaï, accusée d’avoir transféré plus de 1,8 milliard de dollars au régime depuis 2025.
De nouveaux pouvoirs pour cibler les réseaux extérieurs
Le Trésor américain dispose désormais de prérogatives élargies pour sanctionner les compagnies aériennes, le secteur maritime et les plateformes d’actifs numériques liés à l’Iran. Cette mobilisation associe les équipes du Trésor, du Département d’État et du Département de la Justice, chargées d’identifier et de neutraliser méthodiquement les intermédiaires financiers du régime. Bessent a résumé cette approche comme une combinaison de pressions cinétique et économique destinée selon lui à « éviscérer » les capacités financières de Téhéran.
Le détroit d’Ormuz, voie de passage historique pour environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde, reste un point de friction majeur entre les deux capitales, à mesure que Washington cherche à isoler l’Iran de ses derniers soutiens internationaux, Russie en tête.




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