Dans un long communiqué publié ce mardi 6 octobre, Cristiano Ronaldo a détaillé les coulisses de son départ du rassemblement du Portugal. Il accuse Jorge Jesus de ne pas avoir tenu ses promesses, tout en reconnaissant ses propres erreurs. Surtout, il glisse un message sur son avenir : il affirme rester « disponible » pour la sélection une fois sa suspension purgée.
Pour rappel, le 30 septembre, le capitaine de 41 ans avait annoncé sur Instagram qu’il quittait le groupe à Copenhague, à la veille du match face au Danemark. Il avait été laissé sur le banc en Norvège, sans entrer en jeu. Jorge Jesus avait publiquement nié tout « incident », tandis que Ronaldo promettait de dire « la vérité » en temps voulu. La Fédération avait confirmé son départ sans évoquer de retraite internationale.
Des promesses non tenues, selon Ronaldo
Ronaldo explique avoir approuvé la nomination de Jesus : « J’étais sincèrement satisfait de ce choix. » Il raconte que le sélectionneur lui avait proposé de ne pas se déplacer en Norvège et au Danemark, ce qu’il a refusé : « Ce privilège de rester au Portugal ne serait pas un bon exemple. »
Tout aurait basculé en Norvège. « À ma grande surprise, il m’a demandé si je me sentais capable de jouer 30 minutes », écrit-il. Échauffé depuis la mi-temps, il n’est jamais entré : « L’entraîneur n’avait pas tenu sa promesse. »
Le joueur admet toutefois avoir commis une faute en ne saluant pas les supporters : « Une erreur dont je suis entièrement responsable. » Quarante-huit heures plus tard, une réunion avec Jesus et Simão Coutinho, directeur sportif d’Al-Nassr, se serait conclue par une accolade. Le sélectionneur devait alors clore l’affaire en conférence de presse.
Ronaldo dénonce un tout autre scénario : « J’ai entendu des propos et une agressivité qui me semblent injustifiés. » Pour lui, c’était la deuxième promesse non tenue, et il a décidé de partir. Il s’excuse néanmoins auprès de ses coéquipiers : « Je n’aurais pas dû agir ainsi. »
Une sanction réclamée, la porte laissée ouverte
Le capitaine demande lui-même à être sanctionné par la Fédération : « Je suis le capitaine de l’équipe, et cela constitue une circonstance aggravante. » Sur son avenir, il évoque les matchs d’adieu dont on lui parle : « Nous jouerons un ou plusieurs matchs d’adieu ; il y aura du temps pour cela. » Mais il pense d’abord à la compétition. S’il est en forme et marque avec son club, il dit qu’il sera « disponible » pour « concourir et gagner » avec le Portugal, une fois sa suspension purgée. Il conclut : « Croyez-moi, c’est la pure vérité. »
