Bénin : Epiphane Quenum dénonce la configuration actuelle de la Cour constitutionnelle

L’ancien député Épiphane Quenum est enfin sorti de son mutisme. Il a été reçu ce dimanche 18 juin 2023 dans l’émission « De vous à nous » sur Peace FM, où il s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité nationale, notamment la désignation des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle et la gestion du parti Union progressiste Le Renouveau (UP Le Renouveau) par le Professeur Joseph Djogbénou.

 Épiphane Quenum a rejoint ceux qui expriment leur mécontentement à l’égard de la désignation des membres de la 7e mandature de la Cour constitutionnelle. « Je vous dévoile mon amertume à la désignation des membres de la Cour constitutionnelle. Je crois que cette désignation ne reflète pas du tout la configuration de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.  L’ancien membre du parti la Renaissance du Bénin et actuel membre de l’UP Le Renouveau, estime que les membres désignés par le bureau de la 9e législature ne représentent pas la composition du parlement.

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Bénin: Quenum et Lafia désavoués par une décision de la CADHP

Bénin: Quenum et Lafia désavoués par une décision de la CADHP

Le 22 juillet 2019, par un arrêté, les ministres Saka Lafia de l’intérieur et Sévérin Maxime Quenum de la justice rendent public un communiqué dans lequel, ils interdisent la délivrance d’acte d’autorité à 323 citoyens poursuivis devant les tribunaux à l’époque pour diverses raisons. Mais près de quatre ans après, la Cour Africaine des Droits de l’Homme rend un arrêt le 13 juin 2023 à Arusha et demande de rapporter l’arrêté N°023/MJL/DC/SGM/DACPG/SA 023SGGG19. L’un coule ses premiers jours de retraite politique anticipée, l’autre ronge encore ses méninges dans la gestion des affaires courantes liées à l’organisation des élections législatives. Mais tous deux ont la même gêne depuis mardi dernier. Ils ont été désavoués par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour une décision prise au moment où ils étaient tous deux des puissants ministres du gouvernement.

En effet, le 22 juillet 2019, ils sortent un communiqué pour interdire la délivrance d’actes d’autorité à 323 citoyens béninois pour la simple raison qui sont cités dans des dossiers judiciaires et poursuivis devant des tribunaux. Dans le lot, on peut citer Sébastien Adjavon, Komi Koutché, Lehady Soglo… pour ne citer que ceux-là. Tous sont presque des hommes politiques en difficulté avec le pouvoir. Doit-on le rappeler, les actes d’autorité sont : «les extraits d’actes d’état civil, le certificat de naissance, la carte nationale d’identité, le passeport, le laisser-passer, le sauf conduit, la carte de séjour, la carte consulaire, le bulletin numéro 3 du casier judiciaire, le certificat ou l’attestation de résidence, le certificat de vie et de charges, l’attestation ou le certificat de possession d’état, le permis de conduire, la carte d’électeur, le quitus fiscal. La liste des actes ci-dessus n’est pas limitative ».

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Equilibre des institutions avant les élections générales en 2026: l’appel de Yayi à Talon

Equilibre des institutions avant les élections générales en 2026: l’appel de Yayi à Talon

Une semaine après l’installation de la nouvelle Cour Constitutionnelle, Boni Yayi lance une nouvelle revendication politique. Il s’agit de l’équilibre des institutions qui n’est qu’un appel à la recomposition des institutions impliquées dans l’organisation des élections générales en 2026 que sont la Cour Constitutionnelle et la Commission Electorale Nationale Autonome(CENA). C’est une doléance qui a tout l’air d’une revendication politique. Profitant d’une prière musulmane pour la consolidation de la paix à Parakou où il séjourne depuis quelques jours, Boni Yayi a lancé à son successeur. « Je demande à Dieu de toucher le cœur du Président pour qu’un dialogue politique soit organisé. Pour la première fois depuis 1960, les élections générales (présidentielle, législatives, communales) seront organisées en 2026. Par conséquent, nous devons prendre de nouvelles dispositions de manière à aller à l’équilibre des forces qui aspirent à diriger ce pays en 2026. Nous ne voulons pas que le sang coule dans ce pays ».

Boni Yayi a lancé un petit ballon d’essai à Parakou qui ne manquera pas d’avoir des échos dans le landerneau politique les jours à venir. Et pour cause, l’équilibre des institutions est une doléance toute nouvelle qui, à priori, pourrait paraître fantaisiste ou exagérée. En effet, la désignation des membres de ces deux institutions a été faite au regard de la loi. Les méthodes utilisées ont été critiquées par les opposants mais dans l’ensemble, les lois ont été respectées.

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Bénin: la loi sur l’avortement incomplète

Depuis le 20 décembre 2021, le Bénin est entré dans le club très fermé des pays africains ayant légalisé l’avortement. La nouvelle loi autorise l’avortement à la « demande » de la femme enceinte. Pas besoin de l’assentiment de l’auteur de la grossesse, alors même qu’il est généralement admis qu’aucune femme ne peut tomber enceinte toute seule. Pour être tout à fait au complet, le législateur doit revoir sa copie. Le Bénin a succombé depuis plus de deux ans, à la mode en vogue actuellement en Occident qui veut que les femmes aient le droit de disposer librement de leur corps. Une loi a été votée dans ce sens, laissant libre cours à une femme enceinte, d’interrompre volontairement et en toute légalité, sa grossesse, lorsque qu’elle est « susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale ». Cet avortement est autorisé jusqu’à douze semaines de grossesse.

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Agbénonci, Houssou, Quenum , Hêhomey… La traque des « amis » ?

Agbénonci, Houssou, Quenum , Hêhomey… La traque des « amis » ?

A trois ans de la fin du quinquennat, le gouvernement chancelle et semble bien perdre sa cohésion d’antan. En moins de deux mois, quatre ministres ont été remerciés. Détail surprenant et intriguant : tous ces ministres sont des intimes ou amis personnels du président. Depuis le 12 Avril dernier, le gouvernement bascule dans un cycle d’instabilité. Ce jour, le chef de l’Etat décide de limoger son ministre de la justice. En fait pour ce limogeage, l’information est partie des médias sans aucun cachet officiel. D’ailleurs le porte parole du gouvernement et le chef de l’Etat ont semblé eux-mêmes démentir ce limogeage avant qu’un remaniement ministériel ne vienne confirmer cela. Le ministre Sévérin Maxime Quenum ainsi que deux autres de ses collègues seront relevés de leurs fonctions. Il s’agit des ministres Jean-Claude Houssou et Hervé Hêhomey. Quelques semaines après, un autre ministre est limogé. Il s’agit du ministre des affaires étrangères Aurélien Agbénonci.  Mais chose surprenante, tous ces ministres remerciés pour des raisons non révélées jusqu’à ce jour ont tous des liens plus ou moins étroits avec le chef de l’Etat.

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Restauration de la démocratie au Bénin : les défis de la nouvelle Cour constitutionnelle

Installée hier dans la sobriété, la nouvelle Cour constitutionnelle est attendue sur plusieurs chantiers afin de relever plusieurs défis. En dehors de celui de l’indépendance sur lequel presque tous les Béninois l’attendent, elle aura, la mission combien importante de restaurer la démocratie et de rendre plus crédibles les élections. Les sept sages de la Cour constitutionnelle ont prêté serment hier à la Présidence de la République en présence du chef de l’Etat. Aussitôt, ils ont élu leur président en la personne Dorothée Sossa, ancien ministre de l’Enseignement Supérieur, ancien secrétaire général de l’Organisation pour Harmonie en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Mais les sept conseillers à la Cour constitutionnelle ont tous le même mal congénital. Tous sont choisis par la même majorité bicéphale qui dirige le pays. Et chacun d’eux a des atomes crochus avec des barrons du régime en place. Face à cette réalité, le premier défi que ces sages doivent relever est celui de l’indépendance de cette Cour. Indépendance vis-à-vis du gouvernement qui, depuis 2016, est accusé par les opposants et des analystes d’affaiblir les institutions de contre-pouvoir. Les conseillers actuels qui ont été désignés presque dans les mêmes conditions que ceux de la mandature finissante de la Cour constitutionnelle ressemblent à s’y méprendre à eux. Ils ont des profils professionnels mélangés avec des profils politiques.

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