Le 15 octobre dernier à Parakou, l’ancien président de la République béninoise Boni Yayi prenait les rênes de la plus grande formation politique de l’opposition Les Démocrates, indiquant clairement par la même occasion, ses intentions de jouer un rôle primordial dans l’avenir politique du pays en 2026. Mais, cette ambition ouvertement affichée, ne sera pas du tout une sinécure. Le camp presidentiel lui prépare de nombreuses surprises.
Le nouveau président du parti Les Démocrates et partant, chef de file de l’opposition béninoise Boni Yayi, n’aura pas un temps d’observation. Depuis qu’il est revenu dans l’arène politique à l’issue du congrès de Parakou des 14 et 15 octobre dernier, le camp présidentiel fournit les armes et lui réserve un accueil digne de son rang dans la bataille politique notamment pour les enjeux de 2026. L’homme lui-même avait lancé les couleurs dans son premier discours ce jour- là de la clôture des travaux de ce congrès. Il avait affirmé qu’il s’attèlera en premier ressort, à la libération des prisonniers politiques notamment l’ancien ministre Reckya Madougou, le constitutionaliste Joël Aivo et le retour des exilés politiques Valentin Djénontin, Komi Kountché et consorts.
A ce sujet, les députés du camp présidentiel l’attendent de pied ferme. Sachant qu’ils ont la majorité à l’Assemblée nationale pour voter une loi en faveur des intéressés, ceux-ci attendent de voir comment l’ancien président compte s’y prendre. Selon certaines indiscrétions, ce sera la première patate chaude du tout nouveau président du parti Les Démocrates. Ils ne comptent pas lui donner facilement leur quitus pour ce projet avant la fin du second quinquennat du président Patrice Talon déclarent-ils. Autrement dit, il y a des risques que ces prisonniers politiques ne recouvre pas la liberté et que les exilés politiques ne foule pas le sol de leur pays avant 2026.