Coopération Bénin – Nigéria : la hache de guerre est-elle définitivement enterrée?

Le Bénin et le Nigéria ont-ils définitivement tourné les pages sombres de leurs relations? Tendues au cours des quatre dernières années, les relations entre le Bénin et le Nigéria se révèlent sous un autre jour avec l’arrivée au pouvoir de Bola Tinubu, candidat soutenu par l’ancien président Muhammadu Buhari lors de la dernière présidentielle au Nigéria. Au regard des premières actions de la nouvelle administration nigériane, Bola Tinubu semble se démarquer de la position de son prédécesseur et affiche une certaine volonté de normaliser les relations.

Des années durant, les relations entre le Bénin et le Nigéria ont été marquées par des tensions persistantes, exacerbées par la fermeture abrupte des frontières en août 2019. Cette mesure unilatérale prise par le président d’alors, Muhammadu Buhari, a entraîné des conséquences pour les deux pays. Le Bénin a payé le prix fort de cette mesure. Officiellement, les raisons avancées étaient d’ordre sécuritaire et visaient à lutter contre la contrebande et à protéger le marché. La fermeture initialement prévue pour une durée de 28 jours, s’est étendue sur plusieurs mois, causant des perturbations dans le passage des marchandises et des personnes entre les deux pays voisins et une crise économique touchant de nombreux secteurs informels.

Cependant, un changement significatif dans les relations s’est fait sentir avec l’arrivée au pouvoir de Bola Tinubu, successeur de Muhammadu Buhari. Quelques semaines après son investiture, Bola Tinubu a ordonné la réouverture complète du poste frontalier de Sèmè aux importations de véhicules et d’autres types de marchandises en provenance du Bénin ou d’autres Etats d’Afrique de l’Ouest. De plus, les présidents des deux nations se sont rencontrés à plusieurs reprises, témoignant d’un effort pour réchauffer les relations entre les deux pays. Des images de ces rencontres ont mis en évidence une certaine complicité entre les deux dirigeants, montrant une volonté commune de renforcer la coopération. Dans la foulée, le milliardaire nigérian Aliko Dangote a rendu visite au président Talon.

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Sommet avec les puissances: et si l'Afrique changeait de format ?

Sommet avec les puissances: et si l'Afrique changeait de format ?

Du 27 au 28 juillet prochain, se tiendront à Saint-Pétersbourg le 2e sommet et le forum économique et humanitaire « Russie Afrique ». Ce sommet va se tenir dans un contexte assez particulier marqué par le conflit russo-ukrainien. Les dirigeants africains auront à cœur de booster la collaboration entre leurs différents pays et la Fédération de Russie. Il est certain que l’accord sur les céréales sera aussi au menu des échanges. Russie-Afrique, Chine-Afrique, USA-Afrique, Japon-Afrique, Royaume Uni-Afrique, France-Afrique, Inde-Afrique sont autant de sommets qui se déroulent régulièrement entre l’Afrique et les puissances mondiales. Le continent africain est devenu un enjeu et tous les grands de ce monde essayent de s’y positionner.

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Bénin: besoin de 2500 enseignants pour 1300 docteurs disponibles

(Le gouvernement attendu pour un recrutement massif) Dans les Universités Nationales du Bénin, le nombre d’étudiants monte en flèche d’années en années contrastant avec une stagnation voire une décroissance du nombre d’enseignants encadreurs. Il en ressort qu’il existe un besoin criant d’enseignant auquel les pouvoirs publics doivent répondre pour assurer une meilleure formation de l’élite de demain. Le gouvernement de la rupture n’ignore d’ailleurs pas la situation. En 2016, le Président de la République, Patrice Talon et son gouvernement ont affiché une volonté politique assez volontariste pour enrayer les maux qui minent le secteur de l’enseignement supérieur au Bénin. Le diagnostic posé à l’époque renvoyait, sur le tableau de bord,  à une pénurie drastique d’enseignants dans les universités publiques du Bénin.

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Mali, Burkina et Guinée: Patrice Talon, le joker panafricaniste de la CEDEAO ?

Mali, Burkina et Guinée: Patrice Talon, le joker panafricaniste de la CEDEAO ?

La crise politique qui traverse l’Afrique de l’Ouest, avec des situations tendues au Mali, au Burkina Faso et en Guinée, a amené la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à choisir un nouveau médiateur après l’échec des pressions et de ce que ces pays considèrent comme de l’intimidation. Patrice Talon, président du Bénin et adepte d’un discours d’autodétermination que certains qualifient à tort ou à raison de panafricaniste, a été désigné pour cette mission délicate.

Le choix de Talon s’est imposé pour plusieurs raisons, dont une est de prévenir un renforcement des tensions entre les régimes militaires en place et des figures influentes de la CEDEAO, telles que Alassane Ouattara, Macky Sall ou encore Nana Akufo Addo.

Pour certains observateurs et certains internautes, Patrice Talon est le seul démocratiquement élu proche idéologique des régimes militaires en place. Il faut dire que son discours sur LCI, notamment sa position envers Wagner avait séduit bon nombre d’internautes. Ses discours reflètent un esprit d’indépendance vis-à-vis des influences extérieures, notamment occidentales, et notamment de la France. Même s’il n’adopte pas une position radicale, il semble avoir bonne presse dans certains milieux. Pour preuve, il fait partie des rares présidents reçus par Ibrahim Traoré du Burkina Faso. Cette position lui confère une certaine immunité contre les critiques que ces régimes ont adressées à la CEDEAO, souvent perçue comme une entité lourde et alignée sur les positions françaises.

Le 16 février 2023, une étape significative s’est produite lorsque Patrice Talon s’est rendu à Ouagadougou pour discuter avec le président de la transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette visite a permis de renforcer les liens entre les deux pays, mais aussi d’apporter une réponse aux défis posés par les récents bouleversements politiques qui ont conduit à la suspension des principaux acteurs politiques de Ouagadougou, Bamako et Conakry par la CEDEAO.

L’échec des poids lourds de la CEDEAO, Talon peut-il réussir ? Pas si sûr!

Au sein de la CEDEAO, on ne peut que constater l’échec cuisant des politiques adoptées par les poids lourds de la région envers les nouveaux leaders militaires. Rejetés en bloc, ces derniers n’ont pas pu faire fléchir les pouvoirs militaires avec leurs sanctions.

Bien au contraire ils ont réussi à faire détester encore plus l’institution que représente la CEDEAO. Ces présidents ne s’attendaient pas à un tel soutien massif des populations envers les autorités du Mali et n’ont eu d’autre choix que de retirer des sanctions qui mettaient également à mal certains pays comme le Sénégal.

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Quand la Chine et les USA se battent, l'Europe est la victime collatérale

Alors que les États-Unis et la Chine intensifient leur guerre technologique, l’Europe se retrouve prise au piège de ces rivalités. De l’augmentation des restrictions sur l’exportation de puces graphiques par l’administration Biden à l’utilisation astucieuse par la Chine du cloud computing pour maintenir son avantage technologique, cette lutte de pouvoir met en lumière un dilemme complexe pour l’Europe. Cette dernière se retrouve dans une situation délicate, déchirée entre son souhait de préserver ses relations économiques avec la Chine et sa nécessité de rester dans la course technologique mondiale.

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Reconstruction du Bénin après la démolition: le dialogue, une solution impérative et urgente

En faillite démocratique depuis 2016, le Bénin ne suscite pas grand espoir au regard du tableau qu’il présente. Presque toutes les institutions républicaines donnent des signes de caporalisation avancée, la classe politique est cloisonnée et balkanisée -avec l’opposition et la mouvance qui se regarde comme en chiens de faïence- la justice et la presse totalement réduises au silence et à la soumission. Dans un tel contexte, le dialogue des acteurs politiques devient une solution inévitable, urgente et surtout impérative.

Au cours d’une convention de L’Union fait la Nation (UN) en 2013, Bruno Amoussou, alors président de cette coalition de partis politiques de l’opposition avait affirmé que les acteurs de l’opposition n’en pouvaient plus d’être toujours là à apporter de l’eau pour éteindre les différents feux que le régime d’alors allumait et qu’ils commençaient à avoir mal de porter l’eau. Aujourd’hui, les responsables du parti Les Démocrates (LD) en font plus car les feux sont plus nombreux et plus intenses. Obligés qu’ils sont de quémander un minimum de droits, de liberté pour eux et pour les populaires, ils ne s’empêchent guère d’appeler à la paix, au retour à un régime plus ouvert et à la fin de la vendetta politique.

Julien Kansou Kandé fait partie de ces porteurs d’eau. Dans ces différentes adresses et messages, il critique les travers du régime mais surtout propose des solutions pour le retour de notre pays dans le cercle envieux des pays ancrés dans la démocratie. Son dernier message présente une situation critique et inquiétante du mal-être national actuel qui a gangrené la classe politique et qui s’est métastasé dans les institutions de la république. « La crise institutionnelle est si aiguë qu’aller devant la Cour Constitutionnelle pour un dossier n’est plus la peine. Si c’est l’opposition qui a raison, le dossier est déclaré irrecevable ou à la limite la cour se déclare incompétente. Les élections passées ont été la preuve selon laquelle il y a la crise institutionnelle au point où la cour ne pouvait pas ordonner à la CENA de sortir les documents qui lui ont servi de base de compilation de résultats. Pour les présidents de commission, la règle de proportionnalité dictée par cette Cour a mis en cause une décision de 2011 », déplore le politicien-poète. 

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Pouvoir de la rupture: l’exclusion, le mal qui a détruit le Bénin

En février 1990, le Bénin a choisi la voie de la démocratie pluraliste, des droits de l’homme et de la liberté. Mais des années après, le pouvoir de la rupture a sonné le glas de notre système politique. Les exclusions politiques, sociales, économiques ont déstabilisé notre pays, sa paix légendaire, son vivre-ensemble et son tissu économique. Pour y remédier, la paix, la réconciliation, le pardon et la foi en Dieu demeurent les seules solutions. Le parti Les Démocrates est porteur d’un tel projet d’espoir.

Des souvenirs de la conférence nationale des forces vives de la nation de Février 1990, deux phrases fortes parmi tant d’autres, continuent de résonner dans les oreilles des Béninois d’aujourd’hui. La première émane de Monseigneur Isidore de Souza, président du présidium de ses assises qui affirme : «  Plaise au ciel, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots ». Prédiction et avertissement d’un prélat guidé sûrement par le Saint Esprit cette phrase avait réussi à refroidir les ardeurs, dissuader les élans pyromanes et ramener la paix. Puis à la clôture de cette conférence, le Professeur Albert Tévoédjrè, lui aussi visionnaire, avait, pour conclure son rapport mémorable de clôture, affirmé : « au travail chers amis, nous avons vaincu la fatalité ».

De ses deux déclarations fortes, une même constance : la recherche de la paix et surtout la conviction fortement exprimée de l’érudit d’Adjati qu’on avait conjuré la fatalité. Mais ce fut une illusion puisque vingt six ans après les effluves de la « dictature, de l’injustice, de la corruption, du népotisme, de la confiscation du pouvoir et du pouvoir personnel », tels que dénoncées dans le préambule de la constitution du 11 décembre 1990 semblent revenir au galop. Depuis 2016, le pouvoir de la rupture, en dépit de la promesse de ne pas faire la chasse aux sorcières, a semblé engager une vaste exclusion.

La première opération lancée quelques mois après l’installation du pouvoir de la rupture est la répression des voix politiques discordantes. L’arrestation de Sébastien Ajavon a inauguré cette saison. Progressivement, la peur s’est installée. Cette dernière a engendré une apathie, une fuite de responsabilité des forces vives de la nation, l’immobilisme et silence d’une classe politique soumise à des pressions et contrainte à un silence coupable.

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Justice au Bénin: la CRIET et les doutes sur son indépendance

Justice au Bénin: la CRIET et les doutes sur son indépendance

Dans un entretien accordé à un média de la place, le Procureur de la Criet Mario Mètonou a battu en brèche, les récriminations de ses concitoyens selon lesquelles « sa » juridiction est un instrument de répression. Pour donner le change, il soutient mordicus que la Criet est « totalement indépendante ». Une déclaration qui est à l’opposée de celle de l’ex-juge de la Criet Essowé Batamoussi.

Que dirons les « détenus politiques » notamment l’ancienne ministre Réckya Madougou, le Professeur Joël Aïvo, les exilés Sébastien Ajavon, Komi Kounché et consorts, si ils ont suivi avec attention, les mêmes déclarations du « Procureur très spécial », Super Mario, comme aiment l’appeler ses compatriotes ? Ceux-ci ne seront certainement pas surpris. Ils ont déjà été « victimes » de « l’indépendance » et de la rigueur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. 

Condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement pour des faits qu’ils n’ont jamais reconnus, certains de leurs avocats ont dû abandonner leurs clients en plein procès pour dénoncer ce qu’ils ont appelé « une parodie de justice ». C’est pour cela que les déclarations du Procureur Mètonou doivent interpeller tout Béninois. En effet, lors de cet entretien à Bip Radio il déclarait : « il n’y a pas eu depuis que je suis là, une seule procédure, une seule poursuite que j’ai voulu engager et j’ai été retenu par un bras politique. Il n’y en a pas une seule ». Et le Procureur spécial d’ajouter que sa juridiction est « totalement indépendante ».

Sauf que ces déclarations sont en totale contradiction avec celles de l’ancien juge à la Criet et actuellement réfugié en France, Essowé Batamoussi. Dans un entretien diffusé par Rfi en avril 2021, il a justifié sa fuite du pays par le fait qu’il ne pouvait pas exercer sa tâche de manière indépendante en raison des pressions politiques. « Toutes les décisions que nous avons été amené à prendre l’ont été sous la pression, y compris celle qui a vu le placement de madame Réckya Madougou en détention (….) Dans ce dossier, nous avons été sollicité par la Chancellerie car, le dossier ne comportait aucun élément  qui pouvait nous décider à la mettre en détention», avait-il déclaré.

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BRICS : ce qui pourrait arriver au prochain sommet lorgné par Macron

L’expansion des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), une alliance économique d’envergure mondiale, alimente de vifs débats sur la scène internationale. Leur poids économique croissant, avec un PIB combiné ayant surpassé celui du G7, aiguise les ambitions de nombreux pays, notamment en Afrique, mais aussi en Europe. Le sommet tant attendu en Afrique du Sud en août pourrait être l’occasion d’aborder ces enjeux de taille. Le prochain sommet des BRICS pourrait en effet marquer un tournant dans l’histoire de l’organisation, avec une possible ouverture à de nouveaux membres

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Sénégal: quand Macky Sall coupe l'herbe sous le pied de Sonko en se retirant de la présidentielle

Ousmane Sonko

Le paysage politique sénégalais a subi un tournant majeur avec l’annonce faite ce 3 juillet 2023 par le président Macky Sall de sa non-candidature à l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024. Une décision mûrement réfléchie qui ouvre une nouvelle ère de possibilités politiques dans un pays marqué par la tension entre le pouvoir en place et l’opposition. En se retirant de la course, Sall a coupé l’herbe sous le pied de son principal adversaire, Ousmane Sonko, le leader de Pastef, qui l’accusait de créer des ennuis juridiques pour perturber sa candidature.

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