La démission de Simplice Dato, conseiller à la cour constitutionnelle annoncée sur les réseaux sociaux tôt dans la matinée de cette veille du week-end, a fait le buzz dans la seule journée de vendredi dernier. Dès le lendemain samedi et jusqu’à hier dimanche, la fièvre du grand chambardement au sein de la Haute Institution annoncée par les Cassandres est retombée…
Opinion
La responsabilité sociale individuelle au Bénin, l’affaire de tous
«Se mobiliser pour des œuvres sociales, d’accord. Mais vous agissez en tant que qui ? Sous le couvert de quelle personne morale vous permettez-vous de collecter des fonds publics ?».Cette question a été posée par un Béninois quand nous avons lancé en début de la semaine dernière un appel à contribution pour offrir 100 bancs aux enfants de l’école publique de Attogon Tohomey à Allada, qui étudient dans des conditions peu dignes.
Bénin : Commentaire rapide des décisions DCC 18-001 et DCC 18-03 de janvier 2018
Sans un article précédent, j’indiquais selon ma lecture de l’article 31 de la Constitution, le chemin à emprunter par la Cour pour restaurer le droit de grève arraché aux travailleurs en 2011 par le législateur et validé par la Haute juridiction (voir). La décision DCC 18-001 du 18 janvier 2018 doit figurer dans les annales des grandes décisions de la Cour constitutionnelle béninoise. La DCC 18-03 du 22 janvier 2018 contrôlant la conformité à la Constitution de la loi n° 2018-01 portant statut de la magistrature n’était qu’une confirmation de la première décision de l’année. C’est pour cette raison que l’essentiel du commentaire sera consacré à la première.
Le dernier Mohican du diplôme à l'ancienne
Quand on était gamin, il se disait de Gnanssigbé père, qu’il avait réussi son Certificat d’études Primaires dans son bureau de la présidence, avec l’assistance de son répétiteur. À la composition du BEPC, un autre souffleur avait été autorisé pour lui prêter main forte tandis qu’au BAC, ses professeurs étaient nombreux à venir lui donner des coups de main, documents à l’appui.
Bénin : Qui forme qui et pour quoi faire ?
Il faut être aveugle pour ne pas le voir : notre système de formation marche avec des béquilles. Nous continuons de cultiver et d’entretenir, dans ce secteur, de graves lacunes. Elles relèvent d’une irresponsabilité sans nom. C’est l’homme qui est en situation. Ce sont les ressources humaines qui sont en question. Elles ne sont ni à banaliser, ni à faire passer par pertes et profits. Dans l’ordre de nos priorités, c’est le poste numéro1.C’est la matière première de tout vrai développement. Voici, à titre illustratif, quelques unes de ces plaies.
Bénin: A l'épreuve du dialogue social
Denses et intenses. Tels pourraient être qualifiés les jours et les nuits que nous venons de vivre. Des jours et des nuits zébrés d’éclairs, suite aux grèves qui ont paralysé certains secteurs d’activités. Des jours et des nuits ébranlés par la foudre, sur les traces d’une multitude en marche et en colère. En une dizaine de jours, nous avons davantage appris et retenu qu’en vingt-deux mois de gouvernance Patrice Talon.
Amélioration des services : Responsabilité du Manager
Je vous raconte l’expérience de Vivi, une cliente conquise « J’ai été très agréablement surprise ce week-end à Cotonou, par le comportement d’une grande styliste de la place. Ma surprise vient surtout du fait que nous nous sommes petit à petit habitués au mauvais service que nous recevons au quotidien. Alors que la livraison de ma commande pour un événement très important était retardée de plusieurs jours, j’avais commencé par chercher des alternatives après plusieurs fausses promesses de son équipe.
Bénin : L’exercice du droit de grève dans le droit positif
La société béninoise moderne est une société politique traversée depuis l’aube des temps par le phénomène social des grèves. Durant la période coloniale par exemple, aucun gouverneur colonial n’a réussi à dépasser deux ans de séjour à la tête de l’administration coloniale. Ils ont été tous emportés, plus tôt que prévu, par la pression des forces politiques locales déclenchant alors des mouvements de revendication, de protestation et donc des grèves dans toute la colonie du Dahomey.
Accusés, levez-vous !
Des interrogations fusent de toutes parts : pourquoi Untel, hier, membre de la société civile, défenseur de la veuve et de l’orphelin, devient-il, aujourd’hui, au gouvernement, un affameur du peuple ? Des voix se font accusatrices : Untel, aujourd’hui au pouvoir, montre son vrai visage. Il n’est pas différent des autres. Tous, les mêmes ! Pourquoi cette volée de flèches contre certains de nos concitoyens ? Ils sont montrés d’un doigt accusateur et traités de tous les noms. Quelle faute ont-ils commis pour mériter un tel traitement ? Trois directions de réflexion.
Retrait du droit de grève au Bénin : Nécessité d’une quête de légitimité, de légalité et de cohérence
Il est manifeste depuis l’avènement du gouvernement de la rupture de constater et même de féliciter la ferme volonté du gouvernement d’opérer de profondes réformes au sein de tous les secteurs de l’administration béninoise en général et plus particulièrementdans le secteur de la justice, dans le dessein de mieux révéler le Bénin au monde, toute chose qui transparait d’ailleurs aisément au travers de son programme d’action. C’est ainsi que dans cette entreprise, en dépit du rejet du projet de révision de la constitution béninoise du 11 décembre 1990, une majorité parlementaire s’est aussitôt dégagée pour soutenir le gouvernement dans sa volonté de réforme.
Le droit de grève en questions au Bénin
A quelques jours –peut-être quelques heures- de la décision de la Cour constitutionnelle sur la loi interdisant le droit de grève aux fonctionnaires de la justice et de la santé, dans un pays de dix millions de juristes, le constitutionnalistedoit prendre de la hauteur mais ne doit pas se dérober pour ne pas faillir à sa mission, celle de tenir la lanterne éclairante. Tout ou presque a déjà été dit et/ou écrit sur la question, avec passion, gravité, sincérité, bonne ou mauvaise foi.
Réflexion sur l’émergence et l’exercice du droit de grève dans le droit positif béninois
La société béninoise moderne est une société politique traversée depuis l’aube des temps par le phénomène social des grèves.Durant la période coloniale par exemple, aucun gouverneur colonial n’a réussi à dépasser deux ans de séjour à la tête de l’administration coloniale. Ils ont été tous emportés, plus tôt que prévu, par la pression des forces politiques locales déclenchant alors des mouvements de revendication, de protestation et donc des grèves dans toute la colonie du Dahomey.
Bénin : La guerre commerciale des opérateurs de téléphonie mobile et ses corollaires
Le développement extraordinaire des moyens de communication a modifié les données sur le marché des télécommunications en général, et singulièrement celui des pays en développement où il a bousculé les habitudes et le quotidien des consommateurs et par ricochet celui des entreprises actrices du secteur. Au Bénin, le rayonnement de ce secteur est manifestement la résultante de plusieurs paramètres dont entre autres, la réglementation favorisant la concurrence, la mise en œuvre de nouvelles technologies et surtout l’effort de communication marketing particulier mené par les deux opérateurs les plus importants du secteur, à savoir, MTN et MOOV.
N-D. Saka-Saley sur le retrait du droit de grève : C'est une modification déguisée de la Constitution
Pour moi il n’y a pas débat (sauf celui créé par le revirement de 2011)…la constitution a posé un principe : celui de l’obligation pour l’État de reconnaître et garantir le droit de grève pour « tout travailleur ». Et le même article a donné compétence au législateur, donc la loi, pour aménager les conditions d’exercice du droit de grève. La loi ne peut et ne doit donc agir au delà des limites de ce que lui confère la constitution : intervenir non pas pour remettre en cause l’effectivité du droit de grève, mais pour en préciser les « conditions de son effectivité et de son exercice »
Bénin : Le dialogue, la grande faiblesse du régime Talon
Le gouvernement de la rupture est de plus en plus silencieux sur les problèmes sociaux. Et la conséquence est la paralysie générale de l’administration publique béninoise, selon le mot d’ordre des secrétaires généraux de centrales et confédérations syndicales, qui constatent avec amertume le défaut de dialogue avec les travailleurs. A cela s’ajoute une multitude de dénonciations sur des réformes hasardeuses, engagées avec un forcing extraordinaire qui suscite l’indignation dans l’administration publique.
Bénin : La fête du vodoun. Et après ?
Le 10 janvier : fête du vodun et des religions endogènes au Bénin. Il s’agit d’une initiative de haute portée politique, dans un pays, pour ainsi dire, longtemps mis sous embargo culturel. En effet, les Béninois, comme bien d’autres Africains, à un moment de leur histoire, furent contraints et forcés de renier leur identité, de tourner le dos à leurs valeurs de vie, de s’aliéner et de se dépersonnaliser.
Bénin : A notre chère Ministre Rafiatou KARIMOU
« Tout le monde doit mourir, mais, toutes les morts n’ont pas la même signification ». MAO Tsétoung Maman ! Maman ! Ma chère Maman… Mère courage !C’est donc vrai que tu nous as quittés ce soir du jeudi 4 janvier ? Lorsque la nouvelle me parvint alors que je m’apprêtais à rejoindre ma couche, après une longue journée de travail je n’en croyais pas mes sens.
Tous ensemble pour l’amélioration des services au Bénin en 2018
Ca y est… nous sommes en 2018. Qui l’eut cru ? Malgré les nombreuses vicissitudes de la vie, nous avons réussi à franchir le cap du 31 Décembre 2017. Nous avons de la chance et j’espère que nous en sommes conscients.
En ce début d’année, nous sommes souvent pleins de bonnes intentions individuelles, familiales et professionnelles. Sauf que malheureusement, les bonnes intentions à elles seules ne suffisent pas.
Bénin : Le devoir d’informer, le choix d’éclairer
Cette parution sera la dernière de cette année 2017. Tout en remerciant nos fidèles lecteurs pour la considération qu’ils portent à notre organe de presse, nous aimerions apporter quelques explications sur des choses qui se disent ça et là à propos de notre journal, votre journal «La Nouvelle Tribune ».Votre journal comme tous les autres organes de presse écrite s’est donné comme devoir d’informer les citoyens en leur livrant des informations vérifiées et à temps.
Cadeau de fin d'année
La fin de l’année ou le temps des cadeaux. Et quel cadeau pour nos auditeurs, d’ici et d’ailleurs ? Il s’agit de tous ceux et de toutes celles qui se dévouent, chaque jour, à porter, avec nous, CAPP FM. Et si nous leur offrions un gâteau ? C’est une bonne idée. Mais comment la matérialiser ? Nous avions pensé à un livre. Thomas Boya et nous en avons écrit une douzaine pour le compte du Centre africain de la Pensée positive (CAPP). Des milliers d’exemplaires de livres suffiront-ils à conclure au mieux une telle entreprise ?
Lundi de service: Noël, honneur aux prestataires de service
Lundi 25 Décembre 2017, nous sommes nombreux au Bénin et dans le monde à passer des moments privilégiés en famille, pour cette belle célébration de Noël. Ces moments festifs, sont pour la plupart synonymes de joie et de retrouvailles. Nous méritons d’ailleurs ces moments d’allégresse et de pause.Lundi 25 Décembre 2017, beaucoup de gens de part le monde doivent redoubler d’ardeur, afin de permettre aux clients et usagers de passer de bons moments de fête. Ces personnes qui travaillent durant les périodes festives, sont tout comme les premiers, des personnes qui auraient tout donné pour passer ces moments d’allégresse au sein de leurs familles. Elles le méritent eux aussi.
Une histoire d'or et de diamant
Cinq. C’est un chiffre comme un autre. Mais rapporté à ce que nous tenons pour la richesse du Bénin, cinq devient le chiffre magique d’une prospérité avérée. Celle à même de changer la face et le destin de notre pays. Mais à condition que les Béninois commencent à voir le Bénin, moins comme il est, mais davantage comme il devrait être.
La frénésie du messianisme: Balises éthiques contre les lâchetés et marasmes politiques
Une semaine après le lancement de l’essai « La frénésie du messianisme : Balises éthiques contre les lâchetés et marasmes politiques » de Arnaud Eric AGUENOUNON, nous publions un large extrait de la présentation du livre faitepar le Maître Jeffrey Rosland GOUHIZOUN à cette occasion. En 1843, l’allemand Karl Richard Lepsius découvre gravé sur les parois de la tombe de Ay, haut fonctionnaire de la cour égyptienne, un « Grand hymne au dieu unique Aton». Cette découverte venait mettre fin à la damnatio memoriae dans laquelle était enfermé un pharaon, peut-être le plus célèbre de l’histoire, Akhénaton.