Dieudonné Lokossou, S.G. de la Csa-Bénin et du Synsonacop : «Le danger ici est que si on se tait, ça crée un précédent grave...»

«J’ai reçu cette décision qui élimine définitivement de l’espace médiatique votre confrère « Le Béninois Libéré ». Je l’ai reçu comme un choc et j’ai cherché à écouter votre confrère qui est un ami malheureusement je n’ai pas pu le voir mais je crois que la sanction parait un peu dure. Je ne souhaite pas une tolérance excessive par rapport à certaines questions et dans le même ordre d’idées je ne souhaite pas aussi une sanction excessive. Je crois que la Haac est certainement dans son rôle mais je ne suis pas allé dans le fond.

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Rolando Koutchan, journaliste, Le Gongonneur : «Je pense que la sanction a été très dure»

« J’ai de la compassion pour mes confrères. C’est vrai qu’il y a peut-être quelque chose qu’ils ont faite qui n’est pas dans les normes. La HAAC est là pour réguler. Mais je me demande si la Haac peut rayer de la carte de la presse béninoise un journal. Ce qui fait mal dans cette affaire, ce n’est pas le fait qu’on a sanctionné le quotidien.

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Constantin Amoussou, chroniqueur politique, écrivain : « La décision est une «dérive» de la Haac»

« Il faut bien savoir manier les choses et surtout savoir alterner la sanction avec la nécessité de rester, pour notre pays, un model. C’est Saint Exubéry, auteur du «Petit Prince » qui disait que l’autorité repose sur la raison. La Haac dans la mesure où elle est une autorité, doit également mesurer ses décisions par rapport à la raison.

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Filbert Béhanzin, avocat à la cour «Le "Béninois Libéré" peut se pourvoir devant la Cour suprême»

Ce n’est toujours pas agréable qu’un quotidien qui vous informe tous les jours, se fasse opposer une sanction de telle ampleur. Mais, je dois avouer que lorsque j’ai lu les titres incriminés, j’ai constaté qu’ils ont outrepassé le canal d’information qui est celui du journaliste. Je peux donc dire que «Le Béninois Libéré» et ses responsables méritent amplement la sanction qui a été prononcée. L’expérience au tribunal a révélé que c’est un journal qui est tout le temps cité devant les audiences correctionnelles pour diffamation ou injures.

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De l'idée de création d’un ordre des journalistes

Dans notre précédente analyse, nous demandions si si on pouvait continuer avec les audiences publiques dans leur forme actuelle. Cette interrogation soulève une question plus massive : celle de savoir quelle instance devrait connaître des faits impliquant les acteurs d’une profession comme celle des médias.

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Les auditions publiques en question

Les dernières auditions publiques pour spectaculaires qu’elles aient été au regard de l’importance des mis en cause (radio Tokpa, le Béninois libéré) et de la gravité des sujets(l’affaire Icc et consorts )et notre confrère Le Potentiel devenu célèbre le temps d’une audience, doivent commencer à nous interpeller. Pour savoir si elles doivent se poursuivre dans leur forme actuelle de tribunal d’exception qui ne dit pas son nom ou s’organiser dans un cadre plus discret moins médiatisée dans la seule famille des médias.

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La raison du plus fort ou du plus malin

Il a été une fois demandé à deux anciens conseillers de la Haac encore en exercice: «De quel droit allez-vous en campagnes et meetings politiques les week-ends pour revenir délibérer en semaine, aux cotés de vos pairs?» Il s’en est trouvé un pour défier le monde et quiconque se sent les méninges de venir lui démontrer par les textes de lois existant, ceux qui portent expressément interdiction consignée de l’expression d’un tel droit.

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Etienne Kinzo à propos de l’attribution des kiosques à l’Uac : «On préfère donner de l’espace aux vendeurs de divers et de friperie qu’à un libraire…»

Etienne Kinzo, plus connu à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) sous le sobriquet « Supplier of suppliers », est vendeur de documents didactiques en anglais. Il ravitaille les étudiants du département d’anglais de l’Uac et mêmes d’autres entités et faculté de ladite université. Ayant sollicité en vain depuis plus d’une décennie, un kiosque sur le campus pour y installer sa librairie, Etienne Kinzo, vient dans cette interview, dénoncer sa marginalisation, prendre à témoin l’opinion publique et mettre les autorités universitaires face à leur responsabilité.

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