Le 29 janvier 2026, une attaque armée a visé une zone proche de l’aéroport international Diori Hamani à Niamey, au Niger, déclenchant des accusations surprenantes du général Abdourahamane Tiani. Ce dernier a affirmé que des pays de la sous-région, dont la Côte d’Ivoire, auraient été impliqués ou complices dans cette opération. Ces déclarations ont rapidement provoqué une réaction ferme des autorités ivoiriennes, qui ont dénoncé des propos jugés attentatoires à l’honneur de leur président et à la dignité nationale.
AES
Côte d'Ivoire : 3 ans de prison pour l'ex-député malien Mamadou Hawa Gassama
L’affaire entre Mamadou Hawa Gassama et la justice ivoirienne avait débuté en juillet 2025, après que l’ancien député malien a tenu des propos jugés offensants envers le président Alassane Ouattara, diffusés sur internet. Ces déclarations ont entraîné son interpellation à Abidjan et son inculpation pour « offense au Chef de l’État » et « diffusion d’expressions outrageantes ». Au fil du procès, qui a attiré l’attention sur les relations entre Bamako et Abidjan, Gassama a présenté des excuses publiques et reconnu certains faits, avant que le tribunal ne prononce sa condamnation.
Niger : le Bénin répond aux accusations du général Tiani après l'attaque
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, des tirs nourris et des explosions ont secoué la zone autour de l’aéroport international Diori Hamani à Niamey, ciblant notamment la base aérienne située à l’intérieur du complexe. Les forces de sécurité nigériennes ont riposté, neutralisant plusieurs assaillants et arrêtant d’autres individus, tandis que quelques militaires ont été blessés. Le général Abdourahamane Tiani a alors pointé plusieurs pays, dont le Bénin, en les accusant de complicité dans cette opération. Ces allégations ont rapidement suscité des réactions dans la sous-région, notamment à Cotonou, où les autorités ont choisi de répondre avec fermeté et détachement.
Burkina Faso : 74 % du territoire repris, selon le Premier ministre
Depuis plusieurs années, le Burkina Faso affronte des attaques menées par des groupes djihadistes. Des groupes armés liés à des organisations comme Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimeen (JNIM) et l’État islamique dans la région du Sahel mènent des attaques contre des positions militaires, des civils et des localités dans le nord et l’est du pays. Cependant, les efforts menés par le gouvernement burkinabè pour contrer cette menace ont marqué une trajectoire nouvelle au cours de l’année 2025, avec des progrès significatifs dans la reconquête de zones autrefois perdues.
Burkina : Air Burkina passe intégralement dans le giron public
Depuis plusieurs mois, les autorités burkinabè multiplient les décisions visant à reprendre le contrôle d’entreprises jugées stratégiques pour l’économie nationale. Cette orientation s’est traduite par des reprises de participation, des réorganisations juridiques et, dans certains cas, des nationalisations formelles. L’objectif affiché est de garantir la continuité des services essentiels, de sécuriser des secteurs sensibles et de renforcer la présence de l’État dans des domaines clés. C’est dans cette dynamique affirmée que s’insère désormais le cas d’Air Burkina, la compagnie aérienne nationale, dont le statut vient de connaître une évolution majeure.
Mali : la Cour de l'UEMOA reconnaît l'illégalité des sanctions de 2022
En janvier 2022, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en coordination avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), avait imposé au Mali des mesures économiques et financières d’une sévérité inédite. Ces sanctions comprenaient notamment la fermeture des frontières, le gel des avoirs de l’État malien auprès de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la suspension des échanges commerciaux et financiers. Les autorités de transition à Bamako, qui avaient immédiatement dénoncé ces mesures, viennent d’obtenir une reconnaissance juridique de leur position trois ans plus tard.
Niger : Tiani félicite l'armée et les russes après l'attaque et accuse
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, la capitale nigérienne a été secouée par une tentative d’infiltration ciblant l’aéroport international Diori Hamani à Niamey. Des tirs nourris et des explosions ont retenti aux abords de la base aérienne 101, provoquant une mobilisation rapide des forces de défense et de sécurité. L’incident a été qualifié par les autorités de tentative d’attaque terroriste menée par des mercenaires, certains neutralisés immédiatement tandis que d’autres ont été stoppés dans leur fuite. Face à cette situation, le Général Abdourahamane Tiani a tenu à clarifier les événements et à expliquer la réaction rapide des forces de défense et de sécurité.
Burkina : dissolution des partis politiques pour « préserver l’unité nationale »
Au Burkina Faso, la scène politique est dirigée depuis septembre 2022, par le capitaine Ibrahim Traoré, à la tête du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR). Après le coup d’État qui a renversé le gouvernement civil, le pays a connu une suspension de la Constitution et un réaménagement des institutions. Cette prise de contrôle a amorcé une réorganisation majeure du système politique, visant à répondre aux difficultés structurelles et aux tensions. C’est dans cette dynamique que le gouvernement a décidé jeudi de franchir une étape supplémentaire.
Monnaie unique de l'AES : le Mali dénonce une vague de fausses informations
Ces dernières heures, les réseaux sociaux et certains médias ont relayé des affirmations selon lesquelles la feuille de route pour le lancement d’une monnaie commune aux trois États de la Confédération des États du Sahel serait finalisée. Ces rumeurs, attribuées au ministre malien de l’Économie et des Finances Alousséni Sanou, évoquaient un lancement imminent de cette nouvelle devise, appelée informellement « Sira », supposément adossée aux réserves stratégiques communes des trois pays et destinée à remplacer le franc CFA dans ces territoires. Cependant, les autorités maliennes ont décidé de mettre fin à cette effervescence médiatique en apportant des clarifications officielles.
Niger : Tiani réaménage son gouvernement
Depuis le renversement du président Mohamed Bazoum lors du coup d’État du 26 juillet 2023, le Niger est dirigé par le général Abdourahmane Tiani, chef du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Installé à la tête de l’État à l’issue de cette prise de pouvoir militaire, il conduit la transition politique et institutionnelle du pays, avec un exécutif régulièrement ajusté pour répondre aux priorités jugées essentielles par les nouvelles autorités.