Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont franchi une nouvelle étape en lançant un passeport biométrique commun et en préparant la mise en place d’une carte nationale d’identité unifiée. Le document de voyage est officiellement en circulation depuis le 29 janvier 2025, tandis que la carte d’identité est encore au stade réglementaire. Ces initiatives visent à renforcer la mobilité des citoyens et à consolider la souveraineté régionale. L’un des enjeux majeurs reste la reconnaissance internationale de ces documents, condition indispensable pour faciliter les déplacements.
AES
CIJ : l'Algérie répond sèchement au Mali, la tension loin de baisser
Le 16 septembre 2025, le Mali a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ) après l’abattage d’un drone malien par l’armée algérienne à la frontière. La CIJ a confirmé la recevabilité de la plainte, tandis que l’Algérie a réagi fermement, qualifiant cette démarche de manœuvre politisée et non crédible. L’affaire maintient un climat de tensions diplomatiques élevé entre les deux pays. L’enjeu principal porte sur la souveraineté nationale et le respect du droit international.
Mali - Algérie : la CIJ confirme une plainte de Bamako
La Cour internationale de Justice (CIJ) a validé vendredi, la réception d’une requête déposée par le Mali visant l’Algérie pour la destruction d’un drone militaire malien lors d’une mission de surveillance nocturne. L’incident s’était produit entre la nuit du 31 mars et le 1er avril 2025 près de la frontière commune. La procédure reste suspendue en attendant le consentement de l’Algérie, selon le règlement de la Cour. Cette confirmation met fin aux dénégations d’Alger et relance les tensions diplomatiques entre les deux pays.
France–Mali : rupture sécuritaire et bras de fer diplomatique, la tension monte
La France a décidé de suspendre sa coopération antiterroriste avec le Mali après l’arrestation d’un agent diplomatique français à Bamako en août. Paris a également exigé le départ de deux représentants maliens. En réponse, les autorités maliennes ont déclaré persona non grata plusieurs membres de l’ambassade de France. Ces mesures marquent une nouvelle étape dans la dégradation des relations bilatérales. L’enjeu immédiat demeure limité sur le plan opérationnel, mais il montre un durcissement diplomatique.
L'AES se prépare à quitter la CPI après son départ de la CEDEAO
L’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, se dirige vers une sortie de la Cour pénale internationale (CPI). Lors d’un sommet extraordinaire tenu à Niamey le 16 septembre, rapporté par Jeune Afrique, les ministres de la Justice des trois pays ont entamé les discussions sur cette décision majeure, motivée par une perception de partialité à l’encontre des États africains. Selon Mohamed Toumba, Premier ministre nigérien par intérim, les pratiques de la CPI sont « exclusivement orientées vers les pays africains ». Le point central est la mise en place d’une juridiction régionale autonome pour traiter les crimes internationaux et la criminalité organisée. Cette initiative marque une étape supplémentaire dans l’affirmation de leur autonomie judiciaire et politique.
France : quand le Niger se moque de Macron et des troubles politiques
La crise politique qui secoue Paris ne passe pas inaperçue à Niamey. La télévision publique nigérienne en a fait un sujet de choix, tournant en dérision Emmanuel Macron et les difficultés de la scène politique française. Cette mise en avant traduit un renversement des rôles où l’ancien partenaire africain, longtemps critiqué et sermonné par Paris, pointe désormais du doigt les failles de l’Hexagone.
Après le Niger, la France perd une partie d'une importante mine
En juin 2025, la France a subi un revers cinglant au Niger, avec la nationalisation brutale de la Société des Mines de l’Aïr (Somaïr), filiale majeure d’Orano, leader français de l’uranium.
Après le Bénin et le Ghana, le Burkina s'ouvre à tous les africains
Ces dernières années, plusieurs pays africains ont pris des décisions audacieuses pour lever les obstacles à la mobilité sur le continent. Le Rwanda a ouvert la voie dès 2013 en supprimant l’exigence de visa pour tous les africains, transformant Kigali en carrefour d’affaires et de tourisme. Le Bénin a suivi en 2019 avec la suppression totale des visas de court séjour, affirmant son ambition d’attirer voyageurs et investisseurs du continent. Le Ghana, pour sa part, a adopté le système du visa à l’arrivée pour les ressortissants africains, facilitant les déplacements et renforçant les échanges culturels et économiques. Ces exemples, en multipliant les passerelles entre États, ont montré qu’un continent plus ouvert est aussi un continent plus attractif. C’est désormais au tour du Burkina Faso d’adopter une mesure du même ordre.
Mali : Goita envoie un message fort à Barrick Gold avec la nomination de Hilaire Diarra
L’or reste au cœur des débats économiques au Mali. Depuis plusieurs années, la compagnie canadienne Barrick Gold et les autorités de Bamako s’opposent sur la gestion et le partage des revenus du complexe de Loulo-Gounkoto, l’un des gisements aurifères les plus importants du pays. Le gouvernement malien a régulièrement affirmé vouloir revoir certains termes liés à la fiscalité et au contrôle des ressources, ce qui a conduit à des discussions prolongées avec l’entreprise. Ces divergences ont mis en évidence la volonté des dirigeants maliens de renforcer leur marge de manœuvre face aux grands acteurs internationaux du secteur minier.
Mali : l'armée bombarde des terroristes à Kayes
Le Sahel, et notamment le Mali, est confronté à une recrudescence alarmante des attaques terroristes, qui bouleversent le quotidien des populations. Les groupes armés, souvent liés à des mouvements extrémistes, intensifient leurs offensives contre les infrastructures et les civils, instaurant un climat de terreur et d’instabilité persistante.