Les judokas béninois retrouvent les tatamis

Les judokas béninois retrouvent les tatamis

La Fédération béninoise de judo, a convié ce samedi 27 janvier 2018 les judokates et judokas des départements de l’Ouémé-Plateau, à venir s’exercer au dojo de la bibliothèque nationale sise à Porto-Novo.

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Cet entraînement dit de masse, a ainsi regroupé plus d’une centaine de pratiquants, des benjamin(e)s aux seniors. Le président Anicet Glito et son équipe, ont ainsi lancé la saison sportive 2017-2018. La saison sportive 2017-2018 au niveau de la Fédération béninoise de judo (Fbj), est lancée. C’est le dojo de la bibliothèque nationale sise à Porto-Novo qui a abrité samedi dernier l’événement.

A ce rendez vous, les différents judokas venus des départements de l’Ouémé et du plateau, ont massivement répondus à l’appel de la Fbj. Ainsi, l’équipe dirigée par Anicet Glitho, président de la Fbj, a dépêché un collège d’experts pour un entraînement de masse, afin de réviser les anciennes connaissances, de renouer avec les tatamis et prendre contact avec les nouvelles techniques introduites par la Fédération internationale de Judo. Le vice président de la Fbj Céline Atchehoun, a souligné que l’opération permet de promouvoir le judo par un entraînement de masse, ouvert à tous les judokas enfants comme grands.

«Pour nous, c’est un retour aux tatamis pour le lancement officiel des activités de la saison sportive 2017-2018, au niveau du judo béninois. Nous avons saisi l’opportunité de cette nouvelles pour faire un rappel des valeurs morales comme la politesse qui est le respect des autres, le courage qui est de faire ce qui est juste, la sincérité, le respect, le contrôle de soi et l’amitié. C’est le code moral du judo qui est d’ailleurs affiché dans tous les dojos », a précisé le vice président.

Car, « il ne suffit pas d’apprendre, il faut aussi comprendre. Notre objectif n’est pas de fabriquer des champions (on en a et c’est tant mieux), mais de participer à l’éducation».

Pour sa part,  l’ancien directeur technique national et arbitre mondial Daniel Dohou, a dressé un bilan acceptable du niveau des apprenants, avant d’expliquer le rôle social et éducatif du judo dans la société. Il a rassuré la famille judo, qu’avec les ambitions et défis de la nouvelle équipe dirigeante dirigée par le président Anicet Glitho, l’habitude d’avoir des résultats sportifs va devenir encore réalité au Bénin.

L’instructeur olympique Adrien Badou, a souligné qu’aujourd’hui il est impérieux de promouvoir le judo par un entraînement de masse ouvert à tous, enfants comme grands, puisque les enfants peuvent y rencontrer les athlètes de haut niveau, s’entraîner avec eux et s’inspirer de leurs expériences. C’est l’élite au service du collectif. Faisant l’apologie du judo, l’expert a souligné que c’est une activité «socialisante», car elle se pratique obligatoirement à deux, et qu’un groupe se crée autour du tatami (tapis de judo).

Il se distingue aussi par son caractère égalitaire puisque la tenue (kimono ou judogi), est la même pour tous et que tout le monde peut faire du judo quels que soient son profil, son origine, son gabarit. Seule la couleur de la ceinture, qui symbolise la connaissance, différencie les individus. Au judo, on apprend aussi à tomber, à faire chuter son partenaire sans lui faire mal, à bien positionner son corps, à avoir un bon équilibre, à soulever une charge (le partenaire)… bien utiles pour la vie courante. Il faut souligner que cet entraînement de masse convoqué par la fédération béninoise de judo, a duré deux jours.

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