Expulsion des diplomates russes : la riposte de Vladimir Poutine

Expulsion des diplomates russes : la riposte de Vladimir PoutinePHOTO : Reuters

La situation entre la Russie et les États-Unis n'a jamais semblé être aussi tendue.

Expulsion de ses diplomates : la Russie va répondre aux USA

L’affaire Skripal continue d’avoir des répercussions géopolitiques. En effet, un ancien espion des services de renseignements russes (GRU) ayant livré des informations aux services secrets anglais du MI6 arrêté en 2006 puis condamné en 2010 pour haute trahison, a été agressé au gaz en pleine rue, alors même qu’il était en compagnie de sa fille.

 Une attaque qui, selon les politiques Anglais, aurait été perpétrée par la Russie elle-même. Face à ce qu’ils assurent être une violation de la souveraineté nationale, l’Angleterre a en effet pu compter sur le soutien de ses alliés, à savoir les États-Unis et l’Europe, qui n’ont pas hésité à renvoyer chez eux une soixante d'”espions” russes. Une vague d’expulsion d’ailleurs présentée comme étant la plus importante de l’histoire. En plus de cela, Washington a décidé de fermer le consulte russe de Seattle. 

Bien entendu, de telles actions n’allaient pas rester sans réponse. Résultat, le Kremlin a annoncé lui aussi avoir renvoyé une soixantaine d’espions américains, déclarés «persona non grata» pour leurs activités incompatibles avec leur statut diplomatique. Ces personnes ont une semaine afin de quitter la Russie. De plus, le consulat américain de Saint-Pétersbourg a également été fermé par Moscou. 

Au total, ce sont 140 diplomates russes qui ont été expulsés à travers le monde. Une situation sans précédent qui ne devrait là encore, pas rester sans réponse. En effet, le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov a assuré que les pays ayant participé à cette opération seront également visés par des sanctions du Kremlin : « les mesures de représailles seront identiques pour tous les autres pays, et pas seulement » a-t-il ainsi déclaré à l’occasion d’une réunion extraordinaire du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Ayant toujours clamé son innocence, le Kremlin estime que Londres a tout simplement été victime du lobby antirusse, perpétré par les États-Unis.

De son côté, Washington, qui se réserve une nouvelle fois le droit de répondre, estime que les récentes décisions et déclarations russes marquent une nouvelle étape de franchie dans la détérioration des relations entre les deux États. Selon certaines sources, Washington envisagerait notamment de saisir les biens appartenant à l’État russe, sur le sol américain.

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