Femme torturée à Ekpè au Bénin : L’affaire renvoyée au 19 juin

L’audience prévue ce vendredi 5 juin 2026 devant la chambre criminelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans l’affaire de la jeune femme torturée par le feu à Ekpè n’a pas eu lieu. Selon les informations rapportées par Banouto à la juridiction spéciale, le dossier a été renvoyé au jeudi 19 juin 2026.

Un avocat de la défense absent du territoire, un renvoi accordé

Le report a été accordé à la demande d’un des avocats de la défense, absent du Bénin à la date de l’audience. Ce dernier a sollicité le renvoi afin de pouvoir assister son client lors des débats dans ce procès très attendu. La Cour a fait droit à cette demande.

Ce nouveau délai doit également permettre à la partie civile de produire une pièce déterminante pour la suite de la procédure : le certificat de consolidation de la victime. Ce document médical, distinct du certificat initial, atteste de la stabilisation des blessures et permet à la juridiction d’évaluer l’étendue définitive du préjudice subi. Son absence du dossier constitue un obstacle à l’ouverture des débats au fond.

Six accusés en détention provisoire depuis le 29 avril 2026

Les six prévenus — Sossou Kouassi Mardochée, Agbozo Julien, Amouzou Schadrac, Fego Senan Éric, Koudoyo Alain et Egbe Moïse — retournent en détention dans l’attente de la prochaine audience. Ils sont incarcérés depuis le 29 avril 2026 et poursuivis pour viol, coups et blessures volontaires, et enregistrement ainsi que diffusion d’images liées à la commission d’infractions.

L’affaire avait éclaté le 23 avril 2026 après la circulation sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une jeune femme ligotée et brûlée à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji. Lors de la première audience du 15 mai 2026, les six hommes avaient tous plaidé non coupable. Cette audience avait surtout été marquée par un vif débat entre les parties sur la question du huis clos : l’avocate de l’Institut national de la femme avait réclamé des débats en chambre du conseil pour protéger la victime, tandis que le parquet spécial et d’autres conseils de la partie civile avaient plaidé pour une audience publique. La Cour n’avait pas encore tranché cette question lors du renvoi au 5 juin. Ce point procédural reste donc pendant et devra également être réglé lors de l’audience du 19 juin 2026, en même temps que le dépôt du certificat de consolidation médicale.

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