USA : comment Trump veut asphyxier l’Iran

USA : comment Trump veut asphyxier l’Iran(c) The White House

Les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis sont toujours aussi vives. Depuis lundi, Donald Trump a d'ailleurs ordonné le rétablissement d'une première vague de sanctions, peu après son départ de l'accord sur le nucléaire.

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Les tensions entre l’Iran et les États-Unis ne sont pas prêtes de s’estomper. En effet, les sanctions américaines à l’encontre de Téhéran devraient reprendre sous peu, le compte à rebours du président américain Donald Trump arrivant à son terme. Résultat, depuis hier, des blocages concernant les secteurs de la finance ou de l’automobile ont repris, longeant le pays dans une crise toujours plus importante à tel point que de plus en plus de manifestations éclatent contre les difficultés économiques actuelles ainsi que contre le gouvernement Rohani.

En près de six mois, la monnaie iranienne, le Rial, a perdu près de deux tiers de sa valeur. L’Iran étant dépendant des importations, l’inflation grimpe à vitesse grand V. Mais ce n’est pas tout. En effet, le ras-le-bol de la population concerne également les pratiques douteuses de certains politiciens, entachés de corruption. L’appauvrissement, l’égalité des droits, l’écologie ou encore le manque de liberté dû à la religion sont d’autant de sujets qui agacent les citoyens. Le coup de grâce ? Le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien.

Signé en 2015, cet accord prévoyait la réduction voire l’annulation des sanctions économiques à l’encontre de Téhéran, en échange du respect de certaines règles concernant la course effrénée de l’Iran à l’arme nucléaire. Les espoirs de la population ont donc été balayés d’une seule main par un président américain qui assure être prêt à exercer une « pression maximale » sur Téhéran, même si ce dernier reste ouvert à un accord plus global.

L’Iran, pas isolé

Petite fenêtre d’espoir pour l’Iran, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Chine et la Russie ont assuré qu’ils feraient tout afin de sauver l’accord sur le nucléaire, en octroyant à Téhéran, des aides financières. Il semblerait d’ailleurs que, pour le moment, cette solution ait été jugée satisfaisante par Téhéran, puisque l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA) assurait encore à la fin du mois de mai que les engagements pris en matière de nucléaire, étaient respectés.

Reste maintenant à calmer les Iraniens qui semblent de plus en plus étouffer. Pour ce faire, le président Rohani est sur le point de présenter une série de mesures visant à lutter contre l’inflation et à rassurer la population vis-à-vis des sanctions américaines.

Commentaires

Commentaires du site 2
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    The Atlantean Il y a 3 mois

    Un raciste dangereux pour son pays et pour le monde.