Carlos Ghosn a-t-il eu recours à un tiers afin de cacher les pertes de sa société, Nissan ? En effet, la justice se pose la question après la découverte de liens étroits entre ce dernier de Khaled Al-Juffali, homme d’affaires saoudien.Placé en état d’arrestation vendredi dernier pour abus de confiance aggravé via le transfert de pertes personnelles sur les comptes d’un constructeur automobile, Carlos Ghosn risque d’avoir de nouveaux ennuis judiciaires. En effet, ce dernier est accusé par la justice nippone d’avoir eu recours à n particulier saoudien afin de couvrir les pertes de Nissan.

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Carlos Ghosn a-t-il eu recours à un tiers pour cacher ses pertes ?

Nous sommes alors en octobre 2008. À l’époque, Carlos Ghosn et Nissan luttent contre la crise financière, enregistrant des pertes estimées à 14,5 millions d’euros à la suite d’un contrat de swap lié avec une banque qu’il n’a pas souhaité nommer. C’est alors qu’un homme, prétendument Khaled Al-Juffali, vice-président de E.A. Juffali and Brothers, certainement l’un des plus gros conglomérats du Royaume d’Arabie Saoudite, entre dans la danse. Ce dernier aurait permis le montage d’une lettre de crédit au bénéfice de l’homme d’affaires franco-brésilien avant de recevoir entre 2009 et 2012, la somme de 14,7 millions d’euros.

Carlos Ghosn parle lui, “d’affaires légitimes”

Pour faire simple, Al-Juffali aurait accepté de prêter 14,5 millions d’euros à Carlos Ghosn et Nissan avant de se faire rembourser 14,7 millions sur une période de quatre ans. Le premier des quatre versements aurait été de trois millions de dollars et aurait été réalisé durant l’exercice de 2009. Deux autres versements, de 3,6 et 3,9 millions de dollars ont alors suivi pour les exercices de 2010 et 2011. Enfin, en 2012, un dernier transfert d’argent, équivalant à 4,2 millions de dollars a été réalisé. Des accusations auxquelles le principal intéressé n’a pas souhaité répondre pour le moment. 

De son côté Carlos Ghosn aurait confirmé à son avocat n’avoir jamais eu recours à de telles transactions, assurant que les 14,7 millions envoyés par Nissan à Al-Juffali concernaient des « affaires légitimes », dont un aurait notamment servi de gratification après que ce partenaire ait réglé une série de problèmes chez Nissan Arabie Saoudite. Derrière les barreaux depuis la fin novembre, Carlos Ghosn était, de base, soupçonné d’avoir caché une énorme partie de ses revenus au fisc japonais.

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1 COMMENTAIRE

  1. Carlos Ghosn est un Grand homme d’affaires et cet abruti de tribunal le traite comme un vulgaire criminel, c’est un complot contre le Génie Français
    , il faut revoir l’histoire du Japon et surtout la période de la seconde guerre mondiale pour comprendre qu’ils sont restés dans le passé en ce qui concerne la constitution… c’est un cas malheureux pour une personnalité si brillante et pour vous consoler Mr.Ghosn, la terre est aussi une prison

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