Face à la violence assumée des gilets jaunes qui ne cessent de monter en grade en terme de casse et de représailles contre les autorités, le premier ministre français Edouard Philippe a choisi la voie de la fermeté… Mais est-ce la solution?

Les médias français l’ont répété à de nombreuses reprises ces derniers jours : la mobilisation des gilets jaunes est en baisse! Certes, si les gilets jaunes sont moins mobilisés au regard du nombre de manifestants annoncé par les autorités, il semblerait que leur violence est plutôt montée crescendo. Et cela personne ne l’a vu venir.

Au départ ils se limitaient à taguer et casser des vitres. Mais désormais ils affrontent les policiers à mains nues. Comme nous le rapportions hier, certains ont même essayé de déloger un ministre. Pour tenter de mettre fin à l’escalade de la violence, le premier ministre, Edouard Philippe a annoncé des mesures anti-casseurs. Des mesures drastiques avec un renfort de forces de l’ordre (en tout 80000) pour assurer la sécurité… pour ne citer que cela.

Trop de sécurité et pas de place au dialogue?

Mais ce renforcement de la sécurité ne risque-t-il pas de corser les relations entre les gilets jaunes et le gouvernement? En tout cas c’est le risque qu’a voulu prendre Macron et ses ministres : tenir un langage de fermeté quitte à se mettre à dos les plus virulents du mouvement.

Il faut dire qu’à cette étape, le gouvernement et les radicaux des gilets jaunes essaient chacun de tirer avantage de la situation. Pour le gouvernement, il s’agit de toucher la corde sensible des plus modérés en présentant les plus violents comme étant des personnages opposés aux principes démocratiques et à l’ordre; du côté des radicaux “jaunes”, il s’agit de présenter le gouvernement comme opposé au dialogue et contre le droit à la manifestation. A force de tirer le drap dans tous les sens, il ne reste qu’à espérer qu’il ne se déchire pas

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