L’affaire concernant l’assassinat de Kim Jong-nam, le demi-frère du leader nord-coréen Kim Jong-Un, survenu en Indonésie en 2017, continue d’agiter la sphère juridique. En effet, si l’enquête continue d’avancer, une jeune femme, d’origine indonésienne, a récemment été relâchée. Soupçonnée par la justice d’avoir joué un rôle prépondérant dans ce meurtre, la jeune femme a été défendu bec et ongles par son avocat.

Interrogé suite à la libération de Siti Aisyah, l’avocat de cette dernière estime que sa cliente n’était rien d’autre qu’un “bouc émissaire“. Accusée, au même titre que la Vietnamienne Doan Thi Huong, d’avoir organisé et commis le meurtre de Kim Jong-nam alors qu’il se trouvait dans l’aéroport de Kuala Lumpur, la jeune femme a vu toutes les poursuites menées à son encontre être abandonnées.

Siti Aisyah, “bouc émissaire” ?

Une décision confirmée par le juge Azmin Ariffin, lors d’une session tenue à la Haute cour de Shah Alam. “Siti Aisyah est libre“, a-t-il ainsi assuré, approuvant de fait, les demandes du parquet. Elle peut sortir maintenant.” a-t-il finalement déclaré. Toutefois, bien qu’elle ne soit plus visée par une enquête pour meurtre, la jeune femme de 26 ans n’a pas encore été pleinement acquittée. Un autre combat qui attend ses avocats donc, eux qui soupçonnent le régime de Pyongyang d’avoir directement un lien avec cette affaire.

Les deux suspectes ont toujours clamé être innocentes

Pour rappel, alors qu’il se trouvait à Kuala Lumpur, prêt à prendre un vol pour Macao, Kim Jong-nam a été attaqué par un jet d’acide au niveau du visage. Après 20 minutes de souffrance, ce fervent opposant au régime est décédé des suites de ses blessures. Très vite, le ton est alors monté entre les différents partis, la Corée du Sud pointant directement du doigt son voisin du Nord. Toutefois, Pyongyang a toujours assuré n’avoir rien à voir avec cette histoire. 

Les deux femmes soupçonnées seront très vite arrêtées, celles-ci rejetant les accusations portées à leur encontre. Selon leurs dires, elles auraient été piégées par des agents nord-coréens qui leur ont fait croire à un jeu télévisé. Doan Thi Huong elle, est toujours derrière les barreaux. Elle sera entendue par la justice aujourd’hui même.

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