C’est en 2012 à Marseille, que les forces de l’ordre découvriront Marc Cherqui, directeur fiscal de la société pétrolière Bourbon, une valise à la main. Cette valise elle, contiendra une marchandise tout à fait improbable, puisque ce sont 250.000 dollars qui seront mis à jour. Une trouvaille qui, très vite, les poussera à enquêter sur de possibles faits de corruption et de détournement de fonds.

Aujourd’hui, après près de sept années d’enquête, le procès concernant ces faits est sur le point de s’ouvrir. Le 19 octobre 2012, Marc Cherqui atterrit effectivement à l’aéroport de Marignane. Ne retrouvant pas son bagage, il ira alors en déclarer la perte au service de sécurité de l’aéroport. Après quelques appels, ces derniers découvriront que c’est en fait la douane qui s’en est saisie. Et pour cause, la valise perdue contenait des liasses de billets de 100 dollars, pour un moment total atteignant le quart de million.

Une valise à 250.000 dollars qui pose question

L’investigation elle, permettra de mettre à mal un vaste système de corruption des agents publics africains, mis en place par la société Bourbon. En tout et pour tout, ce sont huit personnes qui vont ainsi être entendues, puisque Christian Lefevre, directeur général de l’époque, ainsi que ses directeurs délégués, Gaël Bodenes et Laurent Renard ont notamment été appelés à comparaître. Cinq autres anciens cadres seront également jugés pour complicité. L’accusation elle, affirme avoir des preuves concernant la « volonté assumée » du groupe, de ne pas payer d’impôts dans certains pays où il a implanté son activité, via la mise en place d’un vaste système de corruption.

Bourbon aurait soudoyé des agents du recouvrement

Au milliard d’euros de chiffre d’affaires, Bourbon aurait ainsi soudoyé certains agents du service de recouvrement au Cameroun, en Guinée-Équatoriale ainsi qu’au Nigeria, et ce, à hauteur de 3,2 millions de dollars, afin de ne payer aucun impôt et surtout, de ne pas se faire remarquer. L’idée étant de passer à travers les mailles du filet du système et de s’assurer de ne jamais se faire remarquer. Un aveu directement effectué par le directeur fiscal Cherqui, licencié depuis, qui après s’être fait attraper, a déclaré qu’il était parti au Nigeria en vue de trouver un accord « transactionnel » après le déclenchement d’un contrôle fiscal contre sa société. 

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