C’est hier, le 22 avril, que plusieurs hommes d’affaires ont été arrêtés en Algérie. Ces derniers sont effectivement soupçonnés de corruption dans le cadre d’une vaste enquête menée par les autorités. Issad Rebrab, patron de la société Cevital, principal employeur privé du pays fait partie de ces personnalités.

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Âgé de 74 ans, celui qui est l’homme le plus riche d’Algérie a été placé en garde à vue dans la nuit de lundi à mardi avant d’être placé sous mandat de dépôt puis transféré à la prison d’el-Harrach. Dans les faits, ce dernier est soupçonné par les forces de l’ordre d’avoir effectué une fausse déclaration en ce qui concerne des transferts de capitaux, depuis l’Algérie, vers l’étranger. Mais ce n’est pas tout puisqu’il est également visé pour surfacturation d’équipements importés et importation de matériel d’occasion.

Cevital, premier employeur du pays

Considéré comme la sixième fortune d’Afrique, avec un capital estimé à 3,7 milliards de dollars, Rebrab est connu pour avoir fondé la société Metal Sider, à la fin des années 1980. Très vite, il créera également la société Cevital, en place dans de nombreux domaines. Sidérurgie, électronique, travaux publics, Cevital est absolument partout. Avec 26 filiales réparties à travers le monde, 18.000 employés et un chiffre d’affaires de quatre milliards de dollars, l’entreprise ne connaît pas la crise.

Rebrab, cité dans les Panama Papers

Toutefois, cette success story cache autre chose et le patron du plus grand employeur privé d’Algérie est régulièrement accusé de détournement de fonds. Récemment, celui-ci a ainsi vu son nom être cité dans l’enquête dite, des Panama Papers. Selon les premières informations, ce dernier ferait d’ailleurs partie des plus anciens clients du cabinet Mossack Fonseca, directement pointé du doigt pour son rôle dans les nombreuses évasions fiscales observées.

Rebrab, engagé dans la lutte contre Bouteflika

Engagé dans la lutte contre le régime en place, Rebrab a également fondé l’un des principaux journaux d’opposition, Liberté. Qualifié d’électron libre par certains opposants, ce dernier s’est souvent levé contre la « mauvaise gouvernance ». Le départ de Bouteflika aurait donc pu être une bonne chose pour lui, malheureusement, ce dernier a été arrêté dans la foulée de sa démission, au même titre que d’autres hommes d’affaires, concurrents ou non, qui eux aussi ont subi le même sort.

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