Le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames) a infligé des sanctions à des universitaires béninois et togolais il y a quelques semaines. Le professeur Barnabé Gbago voit d’un bon œil ces mesures. « C’est très bien ce que le Cames a fait parce que ça permet de laver la maison, surtout la famille droit » a-t-il déclaré hier mercredi sur les plateaux de 100% Bénin, une émission de Sikka TV. Il a ensuite expliqué son soutien à ces sanctions.

“J’ai l’impression que le Cames a réussi à abattre l’arbre…”

A l’en croire, « il y a une sorte de mafia qui s’est mise en place surtout entre Lomé et Cotonou et cette mafia avait pour objectif  d’empêcher ceux qui ne sont pas de cet environnement, de réussir aux examens pour la carrière des professeurs ». Avec ces sanctions, le Cames a réussi un grand coup,  pense l’universitaire qui n’est cependant pas convaincu de l’éradication de cette mafia. « J’ai l’impression que le Cames a réussi à abattre l’arbre mais est-ce que les racines ne sont pas là ? » s’interroge-t-il. Il faudra attendre les prochains résultats du CTS pour en avoir le cœur net parce que « ces gens-là ont pris l’habitude de régner en maître  sur le Cames et de prendre ceux qu’ils voulaient ».

Pour rappel, Ibrahim Salami et Dodzi Kokoroko ont été interdits d’activités académiques au niveau du Cames pendant trois ans. On reproche au premier des faits de plagiat. Le second, un Togolais est épinglé dans une affaire de « codirections frauduleuses » de thèses. Il est le président de l’Université de Lomé. Ibrahim Salami quant à lui, enseigne à l’Université d’Abomey-Calavi. Les sanctions ont également frappé Dandi Gnamou, professeur à l’université d’Abomey- Calavi et actuelle conseillère à la Cour suprême du Bénin. Celle-ci a perdu son grade de professeur titulaire du Cames. On lui reproche d’avoir fait usage de faux pour son inscription comme professeur titulaire du Cames.

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