Bonne nouvelle pour Rosalie Challa et Isabelle Assogba, deux femmes radiées de l’armée béninoises pour être tombées enceintes dans un délai non prescrit par les règlements militaires. Hier jeudi 22 août, la Cour constitutionnelle a déclaré contraire à la Constitution la sentence qui leur a été infligée.

Pour les sept sages, la radiation de ces femmes est contraire à la loi fondamentale. La Cour s’est fondée sur l’article 26 de la Constitution qui stipule que « l’Etat assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion et d’opinion politique ou de position sociale. L’homme et la femme sont égaux en droit. L’Etat protège la famille et particulièrement la mère et l’enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées ». La cour constitutionnelle a également évoqué l’article 3 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples pour justifier sa décision. Cet article stipule que « toutes les personnes bénéficient d’une totale égalité devant la loi. Toutes les personnes ont droit à une égale protection de la loi ».

Elles ont violé un décret selon la hiérarchie militaire

Comme il est de coutume, la haute juridiction a tenu à entendre le chef d’état-major sur la requête des deux plaignantes pour contrôle de constitutionnalité de leur radiation de l’armée. Selon le quotidien La Nation qui a rapporté l’information, ce dernier a demandé aux sept sages de déclarer irrecevable la requête des deux femmes dans la forme au motif qu’elles n’auraient pas déposé un recours gracieux devant la hiérarchie.

Dans le fond, la hiérarchie militaire estime que les deux militaires radiées, ont enfreint les articles 2 et 3 du décret du 30 octobre 1979 parce qu’elles n’ont pas respecté le délai de trois ans de service exigé par ces dispositions avant de convoler en justes noces. Elles ont en plus violé l’article 4 du même décret qui stipule que « les jeunes gens et jeunes filles qui ne remplissent pas les conditions définies aux articles 2 et 3 ne doivent pas avoir d’enfant sans accomplir cinq ans de service effectif dans les Forces armées populaires du Bénin ».

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12 Commentaires

  1. Un pays,une nation,un peuple…sont des entités vivantes…comme l’etre humain…!!!

    De ce point de vue…elles(entités)…connaitront des hauts et des bas…des moments de difficultés…des maladies…des doutes….!!!

    La france…a connu…ces moments…que je viens de lister…en..40 45….et celà.. permis…de voir..la face sombre..de son peuple….(les collabo,les traites avec le régime nazi).

    A la libération…il y a eu une purge….pendant laquelle….bon nombre de ces gens ont été résolus….

    L’erreur…de nous beninois…c’est d’avoir…pardonné en..1990…..

    Commettrons nous…encore cette erreur….?

    • Mr AZIZ, tu as vu juste!!!

      Patrice TALON est tout simplement le révélateur de la faiblesse de notre système issu de la conférence nationale.

      On peut bien se développer dans un système démocratique, la Corée du Sud est un exemple concret. Donc ceux qui disent que TALON doit faire ce qu’il fait pour développer le pays, sont des incompétents et des *** au même titre qu’eux.

      Pour ma part, je m’inscris dans la logique de la sanction à tout contre tous les responsables du désastre actuel. Peu importe le temps que ça va durer. Ils vont payer absolument!!!

  2. DJOGBENOU savait qu’on pouvait évoquer les dispositions de la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples pour régler des litiges sur le plan interne????

    Pourquoi ne l’a t il pas fait dans le cas de ADJAVON, qui n’a pas une condamnation définitive et est déjà considéré comme une personne en fuite????

    Il faut qu’on prépare un procès pour tous ceux qui détruisent notre modèle de démocratie, c’est inacceptable.
    La cour constitutionnelle est le dernier rempart de l’Etat de droit au Bénin. Qu’elle devienne un service de la Présidence de la République est intolérable.

    Celui qui manipule cette cour, ceux refusent de respecter leur indépendance pour ne dire rien que le droit doivent répondre devant un tribunal. Ce serait trop facile de les laisser comme si de rien n’était.

  3. Si on radie la femme militaire qui tombe enceinte que fera t-on de l’homme militaire qui engrosse. Arrêtons cette misogynie mal placée. Bravo la cour. N’en déplaise à tes détracteurs.

  4. Moi…je ne trouve pas de logique…dans ses mesures au sein de l’armée..

    Parce qu’on est jeune militaire…on ne doit plus faire crac crac…pendant…5 ans

    Et par hasard on tombe en sainte..il faut donc avorter…qui par ailleurs..est un acte d’assassinat…

    • Humm
      Bouvier @Aziz
      En sainte ???? Non ; enceinte on écrit
      Une preuve de ton manque de culture générale
      Tu dois revenir aux fondamentaux de l’orthographe et de la grammaire
      Pour l’écriture aussi ; il reste beaucoup à faire
      Une honte pour celui qui prétend être un analyste politique le plus talentueux du Benin
      Pauvre de toi Bouvier Aziz
      Je passais
      Le Plombier

  5. Ah bonne nouvelle !!! Il y en a qui connaissent et respectent ” les droits de l’homme ” hahahahaha c’est bizzare hein on applique la loi que quand cela nous plaît ou nous arrange… Drôle de pays…

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