La présidente comité national des revendeurs, vendeurs et artisans du Bénin (CONARAB) Thérèse Wahounwa s’indigne et proteste contre l’évaluation des enseignants que le gouvernement s’apprête à organiser. Thérèse Wahounwa  pense que de 2008 à ce jour, pendant presque 12 années et plus pour certains, les enseignants dont il est question se sont battus dans des conditions difficiles pour transmettre le savoir à leurs apprenants.

Mais, aujourd’hui, «le président veut simplement les renvoyer et remettre l’école dans les mains des privés et déjà leurs contrats sont résiliés alors que cette année les résultats aux différents examens ont été des meilleurs». Elle relève que pendant que le chef de l’état et son gouvernement s’apprêtent à jeter dans la rue plus de 18000 enseignants qui sont en service, les besoins au primaire et secondaire pour la rentrée prochaine sont estimés à 21729.  

Alors, elle est indignée, révoltée et elle proteste vivement «contre cette évaluation-licenciement, cette destruction de l’école béninoise, cette ruse à peine voilée pour mettre des milliers des gens au chômage sans aucun état d’âme». Thérèse Wahounwa soutient et félicite les enseignants pour toutes les initiatives qu’ils prennent. Elle salue «leur détermination et leur dit que la seule voie de salut pour garder leur emploi est réellement le boycott».

Appel au peuple tout entier

Elle pense que le combat pour empêcher Patrice Talon de détruire l’école et les emplois des milliers d’enseignants est celui du peuple tout entier. C’est pourquoi «j’appelle les femmes des marchés, les élèves et étudiants, les jeunes, les artisans, les paysans, tous les démocrates épris de liberté et de paix à se lever comme un seul pour barrer la voie à ce crime de masse que le Président s’apprête à commettre».

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12 Commentaires

  1. bizarre..!!!.?…vous avez dit bizarre..!!!

    De façon virale…il y a un vol de moutons…ces jours ci…..dans tout le benin.

    Frank makon,agadjavi,monwé,patriote fido bagri…pour des raisons non justifiées..ont trouvé..l’occasion..d’aller visiter un parent…chez nous…au nord…me parait…des indices..probants…et concordants…qu’ils en savent quelques choses

  2. Les termes de rééditions sont raisonnables et il n’y a rien de honteux à aller à l’évaluation pour prouver non seulement qu’on est qualifié et compétent mais surtout qu’on maitrise le système et de ce fait démontrer que ses revendications sont légitimes.

    Nous sommes dans un environnement suspicieux et nous le savons. Nous savons aussi qu’une confiance réciproque entre les acteurs du système éducatif est indispensable pour d’une part améliorer les conditions de travail des enseignants et d’autres part prendre des mesures idoines pour satisfaire aux demandes de plus en plus croissantes en matière d’infrastructures et de moyens en général dans le domaine éducatif.

    Lors de la première évaluation, il a été rependu que tous ceux qui n’auront pas atteint le niveau requis seront «radiés purement et simplement» alors que le gouvernement avait clairement dit que l’objectif visé est de mettre à disposition de ceux-ci un programme de formation adapté à leur niveau. Une petite réflexion sur ce sujet et on se rend compte de la pertinence de cette évaluation en amont dont le but premier pourrait être une dépense rationnelle du budget de l’État. La suite on la connait et comme une fois n’est pas coutume, certains sont restés dans cette même logique et ont boycotté la reprise des dites évaluations et cela pour les mêmes raisons (suspicion dissimulée sous les vernis de la pertinence et de la légalité).

    Dorénavant, les règles sont entièrement établies et connues d’avance par tous les acteurs. Ce qui était alors la source principale de suspicion est aujourd’hui inclus dans les modalités de sanction. Ceux qui ne participeront pas à ces évaluations connaîtront une rupture de leur contrat. Je connais très bien le sens aigu de l’honneur que nous avons surtout quand nous nous sommes engagés dans un bras de fer avec quelqu’un. Mais aujourd’hui la question de savoir si le gouvernement est capable de rompre de milliers de contrat n’est plus à se poser. Les dispositions ont été prises pour combler le même gap à court-terme.

    Qui d’autre qu’un enseignant, un intellectuel et un éducateur est mieux placé pour comprendre la pertinence, l’opportunité et la nécessité de telles évaluations. Le mode d’évaluation choisie n’est pas nouvelle pour les enseignants car il s’agit du même mode qu’ils utilisent pour s’assurer de l’assimilation des connaissances transmises aux enfants. Par conséquent quel autre moyen est le plus approprié pour savoir que ceux qui dispensent le savoir sont qualifiés que de procéder à une évaluation. Si les évaluations pédagogiques en temps normal sont les plus pertinentes, il faut savoir qu’en 2008 il n’y a pas que des gens qualifiés qui sont entrés dans le système éducatif, il y a eu de faux diplômés. Il est important que ces gens soient réorientés, il en va de l’avenir de nos enfants.

    Pour une nation prospère nous devons corriger les erreurs du passé pour nous assurer un avenir radieux. Et cela que Thérèse soit contente ou pas.

    • Ça fait rire quoi . ce gouvernement prend les beninois pour des moutons et il fait tout avec force. Lui il refuse l’évaluation et il veut évaluer les enseignants . mon oeil pire il se prepare encore pour empêcher l’opposition de se présenter aux élections prochaines. Soutenons les enseignants dans léur lutte

      • sidi…la problématique…ici…ce n’est plus ces gens là…qui depuis..le 28 avril sont dans l’illégalité,et illégitimité….c’est le manque d’un leader de l’opposition comme yayi

        On voit bien que c’est lui…le vrai chef..de cette opposition

        Le vieux soglo…fait ce qu’il peut…mais…il n’a pas l’aura de yayi

        Quant…aux restes..ils se sont spécialisés…en conférenciers de presse…et celà ne casse nullement les briques..

  3. J’ai toujours soutenu les actions du gouvernement, mais sur ce point je ne suis pas d’accord de la procédure. 12ans deja inh!!!! Que va devenir la vie de ces pauvres enseignants après l’échec à cette évaluation ??? Pitié Mrs le président !!!!!!!

  4. Commenter : ” Le ministre a bien dit que le gournernement ne veut renvoyer personne sauf ceux qui vont refuser de composer sans motif…”

  5. Commenter : VOUS LES KLÉBÉ MEFIEZ VOUS LES JALOUX . ELLE A PARLÉ FAIT CE QUE VOUS POUVEZ. LES ENSEIGNENTS NE VONT PAS COMPOSER .

    • @migbo : on dit et écrit “n’importe quoi” et non pas “du n’importe quoi” ou “de n’importe quoi”.
      ” Elle veut se mêler de tout.” Et en plus elle en a le droit et même l’obligation morale en tant que citoyenne, mère de famille.
      Même si je pense qu’il faut faire quelque chose dans l’enseignement béninois quand on voit comment tu écris, le niveau des ministres/avocats, le niveau général au Bénin et le déficit de qualification.
      C’est une leçon de responsabilité morale donnée aux politiciens (s’occuper des problèmes de société sans attendre de voir ses intérêts personnels menacés).

      C’est maintenant au pouvoir de fournir les garanties que sa réforme n’a pas comme objectif de licencier injustement des enseignants, mais de les faire progresser au bénéfice des enfants de tous les béninois.
      \\\\///
      (@_@)

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