A l’opposé du dialogue politique lancé par le président Patrice Talon ce jeudi, le comité national de résistance a aussi procédé à l’ouverture de ces assises au Chant d’oiseau de Cotonou sous la houlette de l’ancien chef d’Etat Nicéphore Soglo. N’ayant pas été convié au dialogue politique initié par Patrice Talon, les forces politiques de la “Résistance” ont choisi ce jeudi pour réfléchir sur les stratégies à développer face au pouvoir en place.

Basile Ahossi, président du comité préparatoire de ses assises justifie que le choix de lancer ces assises le même jour que le dialogue politique de Talon est pour «permettre à l’opinion nationale et internationale de comparer ce qui se passe dans le pays et de savoir distinguer le bon grain de l’ivraie». Il a rappelé que tout le monde n’a pas été convié au “prétendu” dialogue qui s’organise autour du régime de la Rupture mais que la récente sortie médiatique du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Alain Orounla a permis de comprendre que le dialogue politique est «exclusivement pour la relecture des lois querellées». Alors, qu’il pense qu’on n’a pas besoin vraiment d’un dialogue pour relire les lois. Pour lui, «c’est la preuve que nous n’avons plus de parlement. Car, la relecture des lois est une attribution du parlement».

Présences remarquées de Azannai, Azatassou et Sacca Fikara

Ces assises de l’opposition ont été lancées par une déclaration lue par l’ancien président Nicéphore Soglo en présence de Candide Azannaï (Président du parti Restaurer l’Espoir), de Guy Mitokpè, de Eugène Azatassou (FCBE), de Alassane Tigri (FCBE), de Sacca Fikara, de Alexandre Hountondji, de Ganiou Soglo, de Joseph Tamegnon, de Maxime Houedjissi etc. Dans sa déclaration, Nicéphore Soglo a indiqué que trois ans et demi se sont écoulés et ont vu le rêve «de tout un peuple tourné au cauchemar. Trois ans et demi qui ont vu s’écrouler une nation qui, il y a peu encore tirait sa fierté et sa raison d’être de son histoire construite à la sueur de son vaillant peuple». Selon lui, aujourd’hui, les recommandations de la Conférence nationale sont du gâchis.

Bénin: Les récriminations des forces de l’opposition contre le dialogue politique de Talon 

L’ancien président Nicéphore Soglo relève que «la tradition de droiture, de justice et de fraternité de ce peuple pacifique l’a amené à confier ses destinées à un de ces fils prodigues (…), une erreur dont le peuple paie aujourd’hui le prix insensé et totalement injuste». Mais, l’opposition comme le peuple ne compte pas baisser les bras. Car, «le pays de Bio Guéra, de Béhanzin Kaba et autres héros de la résistance dont nous sommes les dignes et fiers héritiers ne serait se résigner face à aucune épreuve». Et après cette déclaration de Nicéphore Soglo, la séance a été suspendue pour laisser place aux travaux en comité.     

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6 Commentaires

  1. Entre celui qu’ils ont qualifie de demi-lettre parce que n’ayant pas fait de hautes etudes avant d’acceder au pouvoir et eux les intellectuels qui est vraiment tare maintenant?

  2. pendant le régime kérékou…des beninois..se sont compromis…et ont été des bourreaux d’autres beninois…y compris mes propres parents..

    Aujourdhui…en dehors de la compromission…il y a..des beninois…qui recelent..sans honte…de l’impostures…en reçevant des miettes….alors qu’une minorité s’accapare de tout..

    Et dire..que parmi ceux là..il ya des gens qui nous parlaient de la nouvelle conscience

    Et des gens…qui se déclarent grands commis..ayant meme servi à la banque mondiale

    En vérité…c’est la haine de yayi,ses ouevres…son humanisme,son aura…et la nature…pas honnete des beninois….dont nous sommes victimes….

    Comme si le dieu nous punissait de notre manque de dsicernement

    En vérité…le systeme ben ali..en tunisie est le mem que nous vivons

    Pour combien de temps…?

    Soglo ne peut pas tout dévoiler…..

    Comptons les jours..

    Paroles du sultan…

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