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La coupe du Monde de Football 2022 devrait se tenir au Qatar. Avec une population de 2 millions d’habitants, l’Etat du Cheikh Mohammed bin Hamad bin Khalifa Al-Thani, émir du Qatar, positionnait la candidature de son pays comme une opportunité de combler le fossé entre le monde arabe et l’Occident, obtenait le soutien de tous les États membres de la Ligue arabe et devenait le premier Etat arabe à accueillir la Coupe du monde. Mais de terribles manquements aux droits de l’homme menaceraient cette candidature.

Une candidature du Qatar peu encourageante

Le Qatar, immensément riche de fait de sa manne pétrolière, aurait 88% des 2,7 millions d’habitants essentiellement composée de travailleurs étrangers. Mais selon l’Organisation internationale du Travail, le Qatar préconiserait un système, le système «kafala» qui lierait les travailleurs à un soi-disant parrainage par leur employeur.

De ce fait aucun travailleur étranger ne pouvait changer d’emploi ou quitter le pays sans l’approbation de leur employeur. Un système violemment décrié par les organisations de défense de droits de l’homme et que le pays aurait promis d’abolir d’ici à Janvier 2022.

A cela s’ajouterait des allégations d’horribles conditions de travail et d’esclavage, avec abus et exploitations généralisés de migrants principalement d’Inde et du Népal sous-payés. Mais aussi et surtout le scandale Khalifa International Stadium de Doha le ‘’super stade’’ en construction pour la Coupe du Monde, qui aurait révélé que des milliers (1200) d’ouvriers de chantier y auraient perdu la vie à cause des mauvaises conditions de travail. Autant de scandales qui auraient dû interpeller les responsables d la  FiFA.

Nasser al-Khelaifi au secours du Qatar

Selon le site d’information Médiapart, l’approbation de la candidature du Qatar aurait bénéficié de l’activation de nombreux leviers occultes dont Nasser al-Khelaifi, le tout puissant dirigeant qatari du célèbre club parisien le PSG, aurait été l’un des acteurs clé. En effet, révèlerait le site, Jerôme Valcke, secrétaire général de la FIFA de 2007 à 2015, démis d‘ailleurs de ses fonctions en 2015 pour corruption ; aurait reçu de Nasser al-Khelaifi, de quoi s’acheter, 5 millions EUR, une magnifique villa près de Porto Cervo en Italie de 438 mètres carrés, donnant sur l’une des zones côtières les plus recherchées de la Méditerranée.

Et l’appui de Jerôme Valcke,  aurait été non négligeable pour l’attribution au Qatar de l’organisation de la Coupe du monde 2022. Car pour l’émirat, il fallait résoudre des questions cruciales liées dans un premier temps aux questions éthiques relatifs droit de l’homme et dans un second temps aux questions économiques et commerciales.

La chaleur estivale dans l’émirat du désert serait trop grande, Le Qatar proposait un décalage de la périodicité, alors que pour la FIFA et ses sponsors, le passage à l’hiver est problématique, puisqu’il des pertes commerciales colossales. Et la solution serait venue de Valcke, qui après une réunion avec des représentants qataris avait proposé de « demander une subvention aux partenaires du Qatar pour compenser la baisse éventuelle des recettes provenant des droits de télévision. »

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