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Le gari Sohoui de Savalou, l’ananas pain de sucre et l’huile d’arachide d’Agonlin, ces trois produits typiquement béninois ont désormais leurs indications géographiques. L’officialisation de cette reconnaissance a été faite ce lundi 14 octobre 2019 au cours d’une cérémonie qui a eu lieu à Cotonou, nous apprend le site du gouvernement.

Trois produits typiquement béninois viennent d’obtenir leurs reconnaissances géographiques. Il s’agit du gari sohoui de Savalou, de l’ananas pain de sucre et de l’huile d’arachide d’Agonlin. La cérémonie de consécration de ces produits a eu lieu, lundi 14 octobre 2019 à Cotonou. C’était en présence des directeurs adjoints de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (Oapi) et de l’Agence Française de Développement (Afd), des élus locaux, des ministres de l’agriculture et du commerce et bien d’autres personnalités.

D’après la ministre Shadiya Alimatou Assouman, l’obtention de l’indication par ces produits recèle de bien d’avantage. Ces avantages rapporte le site du gouvernement concernent « l’amélioration de la qualité, la limitation de la fraude, le développement des marchés nationaux et internationaux, l’amélioration du prix sur le marché national, l’amélioration de la gestion des matières premières et l’augmentation du revenu des producteurs…». Selon la ministre, ceci permettra aussi de développer le tissu socio-économique et d’embrailler sur des perspectives intéressantes pour d’autres secteurs tels que le tourisme, les savoirs traditionnels, la biodiversité et la lutte contre l’exode rural…

D’après Jean-Baptiste Wago, le Directeur Général Adjoint de l’Oapi, le Bénin a énormément à gagner dans les Indications Géographiques. Le pays, explique-t-il va vendre et promouvoir son identité à travers ces produits. Il va pouvoir également se hisser dans le commerce international, sécuriser, garantir la qualité et l’identité du produit. Selon le directeur général de l’Oapi, d’autres produites typiquement béninois restent encore à promouvoir.

De son côté,  Maurizio Casciou de l’Afd a  rappelé aux producteurs, transformateurs et négociants les responsabilités qui leur incombent désormais avec l’obtention de l’indication géographique par ces produits. « La mise en place d’une indication géographique représente un réel défi à la fois pour les institutions, pour les producteurs et les différents maillons de la chaîne de valeur concernée… Et ce n’est pas le Pampig, l’Oapi ou l’Afd qui le fera », a expliqué Maurizio Casciou.  

Pour sa part, le président du  Comité national de mise en place des indications géographiques (Conampig), Gaston Dossouhoui, a assuré que plusieurs efforts au plan institutionnel, technique, financier…etc. sont faits et présagent de meilleures perspectives.

Notons les trois produits ont pu obtenir ces indications géographiques par le biais du Projet d’Appui à la Mise en place de la Promotion des Indications Géographiques en Afrique (Pampig) qui est à sa 2e phase. Ce projet permet de positionner de nouveaux produits africains.

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1 COMMENTAIRE

  1. Il reste le sodabi “Adja tchéké-tchéké” que Aziz affectionne si tant…
    La bouteille de “quart” ne manquait jamais dans son sac quand il était à l’université de Calavi

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