Le weekend dernier a été marqué par un nouveau coup de sang signé Mario Balotelli. Cependant, celui-ci, le monde du football est prêt à le lui pardonner. En effet, l’attaquant italien, excédé par les insultes racistes proférées à son encontre, a pris le ballon avant de le tirer en direction des ultras du Hellas Vérone, menaçant ensuite de quitter le terrain.

Interrogé à ce sujet, Luca Castellini, le capo des ultras de Vérone, a décidé de justifier les insultes et cris lancés à l’encontre de Balotelli. Des explications qui ne manqueront pas de faire réagir la communauté footballistique, tant elles apparaissent hors de ce temps. En effet, Castellini a commencé à parler de folklore, affirmant que les cris émis contre l’avant-centre de Brescia étaient une sorte de tradition.

Mario Balotelli, un homme blessé

Il s’en prendra ensuite aux performances du joueur, qu’il affirme être terminé. Pire encore, selon lui, l’an prochain l’avant-centre ne devrait même plus jouer au football. Il continuera en affirmant que la tribune de Vérone ne sera probablement pas sanctionnée par la fédération italienne de football puisque les cris racistes entendus ne sont que l’œuvre d’une petite poignée de supporteurs, dont l’unique objectif serait de provoquer, peu importe la couleur de peau ou la coupe de cheveux de ce dernier.

Un capo qui assume

“Balotelli est italien parce qu’il a la citoyenneté italienne, mais il ne pourra jamais être complètement italien”, a-t-il toutefois nuancé, preuve que ce dernier a bien le joueur dans le viseur. Cependant, si ces sorties laissent peu de place au doute, Castellini se refuse à être comparé à un raciste. En effet, selon lui, Vérone dispose d’un joueur de couleur, qui a d’ailleurs marqué contre Brescia. “Nous avons aussi un noir dans l’équipe, qui a marqué hier, et tout le public a tapé dans les mains.” Suffisant pour que la fédération réagisse enfin ?

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