Il y a trois semaines environ, Eva, 20 ans, déposait plainte contre le manager du restaurant McDonald’s dans lequel elle a été embauchée trois semaines au préalable, en tant qu’équipière polyvalente. En effet, la jeune femme accusait son supérieur de l’avoir filmé après avoir découvert un téléphone déposé directement dans le casier de l’une de ses collègues.

La plainte elle, ne laisse que peu de place au doute. Affirmant que son manager enregistrait l’entrée et les sorties des toilettes des filles ainsi que la période au cours de laquelle ces dernières se changeaient, la jeune femme a semblé être très directe. Interpellé et placé en garde à vue, le suspect sera alors licencié par son directeur. Mais il ne sera pas le seul à perdre son emploi puisque le 20 novembre dernier, Eva a elle aussi été licenciée après avoir déposé un arrêt de travail.

Renvoyée après son dépôt de plainte

La direction des ressources humaines de la chaîne lui a effectivement proposé deux options. La première était de changer de restaurant, la jeune femme ayant eu du mal à revenir sur les lieux de son agression. La seconde, une transaction financière en échange d’un licenciement. Deux choix qu’elle a décidé de refuser. C’est alors que McDonald’s lui enverra une lettre stipulant que sa période d’essai prenait fin sans renouvellement. 

Une affaire loin d’être terminée

Une situation qu’Eva ne comprend pas. La jeune femme a d’ailleurs dû demander une aide d’urgence au Crous étudiant et a annoncé qu’elle comptait bien aller aux prud’hommes afin de contester son licenciement. Affirmant être devenue quasi-paranoïaque, la jeune étudiante doit désormais vivre avec la peur d’être constamment filmée. Du côté de la direction de McDonald’s, on affirme que des échanges sont toujours en cours, notamment en ce qui concerne un règlement à l’amiable.

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