Iran : Donald Trump promet aux manifestants que « l'aide est en route » et rompt tout dialogue avec Téhéran

Le président américain a adressé mardi 13 janvier 2026 un message direct aux Iraniens qui bravent la répression depuis plus de deux semaines. Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a exhorté les « patriotes iraniens » à poursuivre leur mobilisation et à prendre le contrôle des institutions du pays. Cette déclaration intervient alors que le bilan des victimes ne cesse de s’alourdir, avec au moins 2 000 morts selon les organisations de défense des droits humains. La rupture des négociations avec le gouvernement de Téhéran marque un tournant dans la posture américaine face à cette crise.

La journée de mardi a été marquée par une escalade verbale sans précédent de la part de Washington. Donald Trump a simultanément annoncé l’annulation de toutes les rencontres prévues avec des responsables iraniens et lancé un appel mobilisateur aux manifestants. Le locataire de la Maison-Blanche leur a demandé de consigner les noms des responsables de violences, promettant que ces derniers « paieront un prix élevé » pour leurs actes. Cette rhétorique offensive tranche avec les ouvertures diplomatiques évoquées quelques jours plus tôt, lorsque le président américain affirmait que Téhéran souhaitait négocier. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait pourtant déclaré que son pays restait ouvert à des pourparlers équitables, tout en se disant « pleinement préparé à la guerre ».

Manifestations en Iran : une répression meurtrière sous blackout internet

Le soulèvement populaire qui secoue la République islamique depuis le 28 décembre 2025 constitue le défi le plus sérieux lancé au pouvoir clérical depuis des années. Parti des bazars de la capitale pour protester contre l’effondrement du rial et la flambée des prix des produits de première nécessité, le mouvement s’est propagé à l’ensemble des 31 provinces du pays. Les manifestants, initialement mobilisés sur des revendications économiques, scandent désormais des slogans ouvertement hostiles au guide suprême Ali Khamenei. L’agence HRANA, basée aux États-Unis, recense plus de 600 foyers de contestation dans 187 villes, avec plus de 10 700 arrestations documentées. Les forces de sécurité, notamment les Gardiens de la révolution, ont recours aux munitions réelles pour disperser les rassemblements, provoquant des scènes chaotiques dans les hôpitaux de Téhéran et Shiraz, submergés par les blessés. Une coupure internet totale, en vigueur depuis plus de 108 heures selon l’observatoire NetBlocks, isole le pays du reste du monde et complique considérablement le travail de documentation des violences.

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Cette posture intransigeante de Washington s’inscrit dans une stratégie de pression maximale que l’administration Trump applique désormais à plusieurs adversaires régionaux. Le 3 janvier dernier, les forces américaines ont mené une opération militaire spectaculaire au Venezuela, capturant le président Nicolás Maduro et son épouse à Caracas avant de les transférer à New York pour y être jugés pour narcoterrorisme. Cette intervention, baptisée « Absolute Resolve », a démontré la volonté de la nouvelle administration de recourir à des moyens coercitifs directs. La veille de son message aux Iraniens, le président américain a d’ailleurs imposé une taxe douanière de 25 % à tout pays commerçant avec la République islamique, une mesure visant particulièrement la Chine, principal partenaire économique de Téhéran.

Washington face à l’Iran : entre menaces militaires et pressions économiques

Le sénateur Lindsey Graham a évoqué une « vague massive d’attaques militaires, cyber et psychologiques » pour expliciter la promesse d’aide formulée par le chef de l’État américain. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que toutes les options demeuraient sur la table, y compris des frappes aériennes, tout en précisant que la diplomatie restait privilégiée.

L’équipe de sécurité nationale du président devait se réunir dans la journée pour examiner différents scénarios, allant de nouvelles sanctions contre des figures clés du régime à des mesures ciblant les secteurs énergétique et bancaire iraniens. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « horrifié par la violence croissante contre les manifestants », appelant les autorités iraniennes à cesser immédiatement toute forme de répression et à rétablir l’accès aux communications.

La communauté internationale multiplie les pressions sur Téhéran. Plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et l’Espagne, ont convoqué les ambassadeurs iraniens pour protester contre la brutalité de la répression. Le prince héritier en exil Reza Pahlavi a affirmé être en contact direct avec l’administration Trump, qualifiant cette période de potentiel tournant historique pour son pays. Face à cette mobilisation sans précédent, le guide suprême iranien a dénoncé les « mercenaires traîtres » et appelé les responsables américains à « cesser leur tromperie ». Les prochaines heures seront déterminantes pour mesurer si les avertissements de Washington se traduiront par des actions concrètes ou resteront au stade des déclarations.

1 réflexion au sujet de « Iran : Donald Trump promet aux manifestants que « l'aide est en route » et rompt tout dialogue avec Téhéran »

  1. Tous les pays qui ont du pétrole sont succeptibles d’être « aidés » par les USA et son président prix nobel du chaos.

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