Depuis le déclenchement du conflit russo-ukrainien en 2022, le pétrole russe est au cœur d’un dispositif de sanctions occidentales sans précédent. L’Union européenne a progressivement banni les importations de brut russe, tandis que les États-Unis ont imposé un embargo total dès mars 2022. Le G7 a instauré un plafond de prix à 60 dollars le baril pour limiter les revenus de Moscou. Face à ces restrictions, la Russie a massivement réorienté ses exportations énergétiques vers l’Asie, transformant radicalement la géographie du commerce pétrolier mondial. Les récentes déclarations de Donald Trump sur l’Inde et le pétrole russe rebattent aujourd’hui les cartes de cet équilibre fragile.
Pékin consolide son statut de bouée énergétique pour Moscou
La relation énergétique entre la Russie et la Chine a franchi un cap décisif depuis le début de la guerre en Ukraine. Comme l’indique The Moscou Times, Vladimir Poutine a réaffirmé lors d’un échange par liaison vidéo avec le président chinois Xi Jinping, que ce partenariat revêt un caractère « stratégique » inédit. Les chiffres témoignent de cette interdépendance croissante : la Chine a acheté pour plus de 230 milliards de dollars d’énergie russe depuis l’invasion, s’imposant comme le premier acheteur mondial de pétrole et de gaz en provenance de Moscou.
Cette collaboration énergétique massive ne se limite pas à des transactions commerciales ordinaires. Elle représente une alliance économique de premier plan qui permet au Kremlin de contourner l’isolement imposé par l’Occident. Le leader russe a souligné que la Russie demeure « parmi les principaux fournisseurs d’énergie à la Chine », malgré un « léger recul » des échanges bilatéraux l’année dernière et une « correction des indicateurs ».
La coordination entre les deux puissances dépasse le simple cadre énergétique. Moscou a affirmé être prêt à maintenir « la coordination la plus étroite sur les questions mondiales et régionales » avec Pékin, signalant une convergence stratégique qui inquiète Washington et Bruxelles. Cette alliance énergético-politique offre à la Russie un filet de sécurité face aux sanctions occidentales, tout en permettant à la Chine d’accéder à des ressources énergétiques à des prix potentiellement avantageux.
Trump met la pression sur l’Inde pour isoler Moscou
L’offensive diplomatique américaine vise désormais l‘Inde, devenue le plus grand acheteur de pétrole russe transporté par voie maritime. Donald Trump a annoncé qu’il abaisserait les droits de douane sur les produits indiens en échange de l’arrêt par New Delhi de ses achats de pétrole russe. Washington pourrait également lever les droits de douane punitifs supplémentaires de 25% imposés en raison de la coopération énergétique de l’Inde avec Moscou.
Cette stratégie de bâton et de carotte illustre la volonté américaine de resserrer l’étau autour des exportations énergétiques russes. Si l’Inde cède aux pressions de Trump, Moscou perdrait un client majeur et se retrouverait encore plus dépendant de la Chine. L’entretien entre Poutine et Xi Jinping, intervenu quelques jours seulement après les déclarations de Trump sur l’Inde, pourrait révéler une anticipation russe de ce scénario et une tentative de renforcer préventivement l’axe sino-russe. La partie d’échecs énergétique mondiale se joue désormais sur plusieurs fronts simultanément, avec Pékin en position de force.




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« La partie d’échecs énergétique mondiale se joue désormais sur plusieurs fronts simultanément » … Sauf que Trump ne connait rien aux échecs.
Modi sait parfaitement que dealer avec Trump, c’est dealer avec le diable. Les méthodes grossières de Trump sont archi-connues, elle ne fonctionnent plus qu’avec des lavettes comme Ursula la hyène, micron, merz ou starmère