L’Agence nationale de l’aviation civile algérienne et son homologue libyenne ont signé à Alger un accord préliminaire de transport aérien prévoyant la reprise des liaisons entre les deux pays, suspendues depuis janvier 2016. La signature s’est tenue au siège de l’agence algérienne en présence de délégations des deux administrations.
Le texte fixe un quota de 14 vols passagers hebdomadaires pour chaque compagnie désignée, selon des créneaux définis par les autorités compétentes des deux États. Un mémorandum d’entente accompagne l’accord et prévoit également l’exploitation de vols cargo, ouvrant la voie à une reprise des échanges commerciaux par voie aérienne entre les deux pays.
Un accord en deux étapes avant toute mise en service
L’entrée en vigueur du dispositif reste conditionnée à l’accomplissement des procédures officielles de ratification par les autorités de l’aviation civile des deux pays. Le gouvernement d’unité nationale libyen a qualifié l’initiative d’avancée significative pour le secteur, soulignant le rôle de l’aéroport international Houari-Boumédiène comme plateforme de connexion vers le réseau aérien international.
La suspension des liaisons remonte au 29 janvier 2016, date à laquelle le ministère algérien des Transports avait notifié Libyan Airlines et les autorités de Tripoli de l’interruption de la ligne Alger-Tripoli, sans en préciser les motifs.
14 vols par semaine, fret inclus
Le mémorandum encadre les modalités pratiques d’exploitation : rotations passagers et cargo programmées dans le respect des quotas établis, avec une flexibilité de créneaux laissée aux autorités compétentes. Chaque partie désignera sa ou ses compagnies opératrices dans le cadre défini par le texte.
Cette reprise intervient alors qu’Air Algérie engage parallèlement une expansion internationale avec l’ouverture annoncée de sept nouvelles lignes en 2026, dont cinq vers l’Afrique subsaharienne, selon des déclarations de son PDG Hamza Benhamouda le 9 avril.
La mise en service effective des vols Algérie–Libye dépend désormais du calendrier de ratification formelle par les deux autorités de l’aviation civile, sans échéance officielle annoncée à ce stade.



