Le ministère français des Affaires étrangères demande aux ressortissants français de quitter le Mali dès que possible par les vols commerciaux disponibles. Cette recommandation a été annoncée mercredi 29 avril, quatre jours après les violents affrontements dans le pays.
Les attaques coordonnées du samedi 25 avril ont visé plusieurs localités maliennes, dont la capitale Bamako et les villes militaires stratégiques de Kati et Kidal. Menées par des groupes djihadistes du GSIM et des rebelles du Front de libération de l’Azawad, ces opérations simultanées ont tué le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, dans un attentat à la voiture piégée. Les autorités maliennes ont qualifié ces attaques de tentative de coup d’État, tandis qu’un couvre-feu a été prolongé à Bamako.
L’escalade des mesures de sécurité
Le ministère des Affaires étrangères a publié une mise à jour de sa note sur les « conseils aux voyageurs » concernant le Mali. Le Quai d’Orsay rappelle qu’il reste formellement déconseillé de se rendre au Mali, quel que soit le motif. Mais la nouvelle directive franchit un cap : elle recommande explicitement aux ressortissants français de prévoir un départ temporaire dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles.
Pour ceux qui demeurent sur le territoire, le ministère adresse des consignes spécifiques. Les ressortissants français encore présents sont vivement incités à rester chez eux et à maintenir un contact régulier avec leur famille, en les tenant informés de leur situation. Cette position marque un durcissement face à une « situation sécuritaire extrêmement volatile« , selon les termes figurant dans la note officielle.
Une rupture des relations
La France a longtemps maintenu une présence militaire et diplomatique importante au Mali, mais le gouvernement malien d’Assimi Goïta a rompu les liens avec Paris. Le président malien a déclaré mardi 28 avril que la situation était maîtrisée et que les opérations militaires se poursuivront jusqu’à la neutralisation complète des groupes impliqués et la sécurisation du territoire national.



