Au Bénin, ADEH Semêvo Jude Angeles, alias Agbaza, et son épouse ont comparu le vendredi 17 avril 2026 devant la chambre criminelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Les deux accusés sont poursuivis pour des faits de complot contre la sûreté de l’État et de cybercriminalité.
Présenté comme proche de l’activiste panafricain Kemi Seba, Agbaza a été le premier appelé à la barre lors de cette audience consacrée à l’inculpation rapporte le média Libre Express. Se déclarant technicien en froid et climatisation, il a rejeté les accusations portées contre lui. « Je ne me reconnais pas dans les faits », a-t-il déclaré devant la Cour. Son épouse, de nationalité togolaise, a également comparu librement et a nié les faits qui lui sont reprochés.
Une audience limitée à l’inculpation
Selon le compte rendu publié par le média Libre Express, cette première comparution n’a pas abordé le fond du dossier. La juridiction a procédé à l’identification des accusés et à la notification des charges retenues contre eux. À l’issue de cette étape, un avocat s’est constitué pour assurer leur défense. Le ministère public a sollicité un renvoi afin de produire des éléments supplémentaires à la Cour ainsi qu’aux parties. La demande a été acceptée par la juridiction.
Détention préventive pour l’accusé principal
Avant cette audience, ADEH Semêvo Jude Angeles avait été interpellé puis placé en détention préventive dans le cadre de cette procédure. Son épouse, en revanche, est poursuivie sans mandat de dépôt et reste en liberté.
D’après Libre Express, le dossier évoque des activités présumées menées sur le territoire béninois en lien avec des actions jugées subversives. Des échanges attribués à l’accusé et à Kemi Seba auraient circulé sur les réseaux sociaux fin mars 2026. La prochaine audience est fixée au 15 mai 2026, date à laquelle la Cour devrait examiner les pièces annoncées par le ministère public.



