Au Bénin, l’Association des Producteurs de Ciments du Bénin (APCB) a réagi à la hausse rapide des prix du ciment observée depuis plusieurs semaines sur le marché national. Alors que la tonne se négocie désormais entre 100 000 et 120 000 FCFA dans plusieurs localités, l’organisation affirme que les tarifs pratiqués en usine n’ont pas été modifiés.
Dans les grandes villes comme dans les zones périphériques, cette augmentation affecte directement les ménages et les acteurs du bâtiment et des travaux publics. Le sac de 50 kg, qui s’échangeait à des niveaux plus accessibles, atteint désormais entre 5 000 et 6 000 FCFA selon les points de vente, compliquant les projets de construction.
Les producteurs réfutent toute hausse en usine
Dans un communiqué rendu public, l’Association des Producteurs de Ciments du Bénin indique que « le prix du ciment reste et demeure inchangé » au niveau des unités industrielles. L’organisation précise également qu’aucune des usines membres n’est en arrêt technique, soulignant que la production se poursuit normalement.
Selon l’APCB, les tensions actuelles sur les prix ne trouvent pas leur origine dans l’appareil de production. L’association évoque plutôt des pratiques de spéculation sur les circuits de distribution. Elle met en cause des opérateurs commerciaux qui appliqueraient des marges non conformes aux prix réglementaires en vigueur.
Appel au respect des prix et à la vigilance
Face à la situation, l’APCB invite les distributeurs à se conformer strictement aux prix finaux autorisés sur le marché béninois. L’organisation appelle également les consommateurs à faire preuve de vigilance lors de leurs achats.
Cette prise de position intervient alors que la demande en matériaux de construction reste soutenue, portée par les projets immobiliers privés et les chantiers publics. La hausse actuelle fragilise les budgets des ménages, pour lesquels l’accès à la propriété demeure un objectif central.
Sur le plan réglementaire, les prix des matériaux stratégiques comme le ciment peuvent faire l’objet d’un encadrement ou de contrôles par les autorités compétentes en matière de commerce. Des opérations de vérification des prix pratiqués sur le terrain sont généralement menées par les services du ministère en charge du commerce afin de lutter contre les pratiques abusives.


