Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a affirmé dans une interview accordée à la chaîne RT samedi 18 avril que le déploiement d’armes nucléaires tactiques russes sur le territoire biélorusse constituait un élément essentiel de la protection du pays. Selon le chef d’État, Moscou s’engage à mobiliser l’intégralité de son arsenal pour défendre la Biélorussie en cas de menace.
« Nous sommes légalement liés l’un à l’autre, et la Russie a déclaré clairement qu’elle utiliserait tout son arsenal d’armes pour défendre la Biélorussie », a déclaré Loukachenko. Le président a précisé qu’un dispositif militaire russe approprié avait été constitué dans la région occidentale de la Russie pour intervenir rapidement aux côtés de l’armée biélorusse en cas de besoin.
Une architecture de défense intégrée
Ce déploiement s’appuie sur une relation de partenariat stratégique formalisée entre les deux pays depuis plus de deux décennies. La Russie et la Biélorussie sont liées par deux traités d’union signés en 1997 et 1999, qui ont établi une union confédérale et créé une union douanière en 2010. Cette architecture institutionnelle crée les conditions permettant la coordination militaire étroite entre Moscou et Minsk.
Loukachenko a qualifié la présence d’armements nucléaires tactiques russes de « facteur de notre protection, de notre sécurité », sans intention d’intimider selon ses termes. Cette caractérisation révèle la stratégie biélorusse de s’appuyer sur la garantie nucléaire russe pour compenser les lacunes de ses forces armées.
Les termes de l’engagement russe
Les déclarations du président biélorusse reflètent l’évolution des relations militaires régionales depuis 2022. La coopération défensive entre les deux pays s’est progressivement intensifiée, notamment suite aux tensions géopolitiques en Europe de l’Est. Le positionnement de Minsk comme point d’appui stratégique de la Russie confère à la Biélorussie une protection renforcée, tout en augmentant sa dépendance vis-à-vis de la garantie de sécurité moscovite.



