Brenda Biya a livré un témoignage cru de son isolement social dans une vidéo diffusée sur sa page Facebook le 20 avril 2026. La fille du président Paul Biya expose les accusations qu’elle dit avoir endurées, décrivant un public camerounais hostile à sa personne et ses choix de vie.
Des accusations depuis son émergence médiatique
Sur le réseau social, Brenda Biya énumère les griefs contre elle : des accusations de détournement de ressources publiques aux critiques de son apparence physique. Elle souligne que « le peuple camerounais ne m’a jamais réellement aimée » et explique avoir été accusée de dépenser l’argent de l’État et de porter atteinte à l’image du pays du fait de son statut de fille du chef de l’État.
Ces reproches ont lourdement affecté sa famille. Elle reconnaît que ses parents ont subi une « humiliation » à cause de ses choix publics et privés. Son exposition volontaire sur les réseaux sociaux, loin d’améliorer sa perception, l’a davantage isolée, selon son diagnostic personnel. Elle décrit un cycle négatif où chaque publication alimentait le rejet plutôt que la sympathie.
Une acceptation du silence et du retrait
Dans la même vidéo, Brenda Biya exprime une forme de résignation : « j’ai accepté là le fait que je dois mourir et que je dois mourir dans le silence ». Ce revirement sentimental intervient trois jours après sa vidéo du 17 avril, où elle affirmait ne pas s’attendre à vivre longtemps, justifiant cette conviction par la trajectoire des artistes et créatifs.
Elle conclut en déclarant ne plus nourrir de ressentiment envers ceux qui l’ont exposée ou critiquée, marquant un tournant vers le retrait. Cette évolution contraste avec son parcours médiatisé depuis son coming out en juin 2024, événement qui avait déclenché des débats polarisés au Cameroun sur les questions d’orientation sexuelle et le rôle public des enfants de dirigeants politiques.



