En visite officielle au Burkina Faso lundi 20 avril 2026, Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, a exprimé son admiration pour les programmes de développement local lancés par le capitaine Ibrahim Traoré. Le chef d’État burundais a notamment inspecté le site de production de pavés de l’Agence Faso Mêbo et le boulevard Thomas-Sankara, deux réalisations incarnant cette orientation.
L’exemple du modèle burkinabè
Ndayishimiye a loué l’organisation et la mobilisation collective derrière ces chantiers d’après ce que rapporte Burkina24. Selon le président burundais, ces initiatives rappellent un programme similaire au Burundi, dénommé « travaux communautaires pour le développement », qui a abouti à la construction d’établissements scolaires, de centres de santé et d’équipements sportifs. Le président burundais s’est dit « très ravi » de cette approche fondée sur la participation citoyenne. « Ce qui m’inspire c’est bien organisé. Je suis très ravi et je tiens à encourager le Peuple burkinabè à aller de l’avant, parce que pour avoir la paix, il faut avoir des projets communs », a t-il déclaré.
Traoré a mis en place plusieurs initiatives visant à transformer les infrastructures et l’économie du pays. L’initiative Faso Mêbo, lancée en octobre 2024, cible la construction de routes par des brigades populaires, avec un objectif d’asphaltage annuel de 3 000 à 5 000 kilomètres, et l’amélioration des espaces urbains. D’autres programmes portent sur l’autosuffisance alimentaire, l’éducation technique, la santé rurale et le développement sportif.
L’engagement d’un échange d’expériences
À l’issue de sa visite, Ndayishimiye a affirmé que cette vision « montre l’unité entre les citoyens ». Il a annoncé l’envoi prochain d’une mission depuis son pays pour approfondir la connaissance du modèle burkinabè et en examiner les applications possibles. Cette démarche traduit une volonté de partage de bonnes pratiques entre gouvernements africains confrontés à des défis similaires de développement infrastructurel et de cohésion sociale.

Nous, on avance seulement. Le cas Burkina fait école. C’est exceptionnel.
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