L’Iran annonce la fermeture du Détroit d’Ormuz sous pression du blocus américain

L’Iran a annoncé, samedi 18 avril, replacer le détroit d’Ormuz sous « contrôle strict » de ses forces armées, au lendemain d’une réouverture partielle de cette voie maritime stratégique. Le commandement militaire iranien, via le quartier général Khatam Al-Anbiya, justifie cette décision par le maintien du blocus imposé par les États-Unis sur les ports iraniens.

Dans un communiqué relayé par la télévision d’État, cette structure relevant des forces armées iraniennes affirme que l’autorisation accordée la veille à certains navires commerciaux n’a pas été suivie d’effets du côté américain. Elle accuse Washington de poursuivre des opérations assimilées à des actes hostiles en mer, malgré l’ouverture annoncée du passage.

Un retour à un encadrement militaire renforcé

Selon les autorités iraniennes, le dispositif appliqué au détroit revient à sa configuration antérieure, avec une surveillance accrue et des restrictions sur les conditions de navigation. « Le contrôle du détroit d’Ormuz est revenu à son état antérieur », indique le communiqué, précisant que la zone est désormais placée sous supervision directe des forces armées.

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Cette évolution intervient après une brève phase d’assouplissement durant laquelle Téhéran avait accepté le passage limité de pétroliers et de navires marchands. La décision de revenir à un encadrement strict reflète une dégradation rapide de la situation entre les deux pays, engagés dans un bras de fer autour des flux maritimes et des exportations iraniennes.

Un axe stratégique pour le commerce mondial

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de passage du commerce énergétique mondial. Situé entre le Golfe persique et l’océan Indien, il voit transiter environ un cinquième des volumes mondiaux de pétrole, selon des données régulièrement citées par les agences internationales de l’énergie.

Toute restriction de circulation dans cette zone a des répercussions immédiates sur les marchés, en particulier sur les prix des hydrocarbures et les chaînes d’approvisionnement. Les tensions actuelles interviennent alors que plusieurs marines étrangères, dont celle des États-Unis, maintiennent une présence accrue dans la région, avec des opérations d’escorte et de surveillance.

Le blocus des ports iraniens, annoncé quelques jours plus tôt par Washington en l’absence d’accord de cessez-le-feu, reste en vigueur. Cette mesure limite les échanges maritimes de l’Iran et constitue l’un des principaux points de friction avec Téhéran. Aucune annonce officielle n’a, à ce stade, précisé la durée de ce renforcement du contrôle iranien sur le détroit, tandis que les conditions de navigation restent susceptibles d’évoluer en fonction des développements diplomatiques et militaires.

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