Le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, jeudi 23 avril 2026 à Lomé. La visite intervient cinq jours après la présentation officielle de la nouvelle stratégie togolaise pour le Sahel, confirmant le rôle de pivot que Lomé entend assumer dans la région.
La rencontre a permis d’aborder l’état des relations bilatérales franco-togolaises ainsi que plusieurs dossiers régionaux et internationaux. Jean-Noël Barrot a salué « la densité et l’ancienneté » de la coopération entre les deux pays, évoquant la volonté commune des présidents Macron et Gnassingbé de lui donner une nouvelle impulsion.
Le Sahel, sujet central des échanges
Le dossier sahélien a occupé une place centrale dans les discussions. Le chef de la diplomatie française a souligné le rôle « particulièrement déterminant » du Togo dans cette région, aux côtés de la médiation que mène Lomé dans les Grands Lacs. Jean-Noël Barrot a par ailleurs réaffirmé l’engagement de Paris à soutenir les efforts collectifs en faveur de la paix et de la stabilité sur le continent africain.
Cette audience intervient dans un cadre précis : le 18 avril 2026, le gouvernement togolais avait officiellement présenté à Lomé sa stratégie pour le Sahel 2026-2028, en présence de diplomates et de partenaires internationaux. Ce document, porté par le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey, a reçu l’adhésion des membres de l’Alliance des États du Sahel — Mali, Burkina Faso et Niger — qui ont quitté la CEDEAO depuis janvier 2024. La stratégie positionne le Togo comme facilitateur de dialogue et hub logistique pour ces pays enclavés, via le port de Lomé.
Un équilibre diplomatique assumé
La visite de Barrot montre la posture que Lomé cultive : entretenir des liens étroits avec Paris tout en consolidant sa proximité avec des États qui ont, pour leur part, rompu avec la France et expulsé ses forces militaires. Le Togo reste membre de la CEDEAO, organisation avec laquelle les pays de l’AES ont officiellement coupé les ponts en juillet 2025, à l’issue de la période de transition accordée par le bloc régional.
Les deux parties ont également évoqué la situation en Iran ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient, selon les déclarations du ministre français à l’issue de l’audience. Aucun accord formel n’a été annoncé à l’issue de la rencontre. La prochaine étape attendue reste la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie sahélienne togolaise, dont le premier bilan est prévu à l’horizon 2028.




Punition inévitable venant des impérialistes sur le Togo.