C’est depuis l’école française de Nicosie, à Chypre, qu’Emmanuel Macron a livré jeudi 23 avril l’une de ses déclarations les plus directes sur son avenir : après la fin de son mandat en 2027, il ne ferait plus de politique. La confidence est venue en réponse à un élève qui lui demandait ce qui l’avait poussé à vouloir devenir président — et si la fonction l’intéressait encore.
Dix ans après son entrée à l’Élysée en 2017, le chef de l’État se trouve dans la dernière ligne droite d’une présidence marquée par des crises successives. La visite à Nicosie précédait un sommet européen informel, l’un des derniers grands rendez-vous diplomatiques de son quinquennat.
« Je n’ai pas fait de politique avant et je n’en ferai pas après »
Face aux élèves de l’établissement franco-chypriote, Macron a retracé brièvement les raisons de son engagement, avant de trancher sur la suite : « Je n’ai pas fait de politique avant et je n’en ferai pas après. » La formule, prononcée sans préambule, a surpris par sa franchise dans un cadre scolaire.
Le président a aussi évoqué la difficulté de la fin de mandat : défendre un bilan tout en conservant l’énergie de corriger ce qui n’a pas fonctionné. Il a reconnu que certaines choses avaient été « mal faites », sans préciser lesquelles.
Un retrait annoncé, une suite encore floue
La Constitution française interdit à Macron de briguer un troisième mandat consécutif. Son départ de l’Élysée en mai 2027 est donc acté. Ce qu’il fera ensuite reste indéterminé : aucune piste n’a été évoquée lors de l’échange à Nicosie.
La présidentielle française de 2027 se tiendra au printemps. Les partis ont déjà amorcé leurs manœuvres internes, dans un paysage politique reconfiguré depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. La déclaration de Macron depuis Chypre ne modifie pas ce calendrier, mais referme officiellement, dans ses propres mots, la question d’un rôle politique post-présidentiel.



