Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi 22 avril l’effondrement économique de l’Iran, estimant que le régime subit de lourdes pertes financières et que l’instabilité interne s’aggrave. Sur son réseau Truth Social, Trump a décrit une situation de pénurie de devises, assurant que Téhéran perd quotidiennement des sommes considérables en raison du blocus américain maintenu sur ses ports.
Un blocus prolongé exerçant une pression financière
Depuis le 8 avril, un cessez-le-feu sépare les belligérants à la suite des bombardements américains contre les installations iraniennes. Cependant, Trump a refusé de lever le blocus des ports iraniens, une mesure maintenue même après la prolongation du cessez-le-feu annoncée mardi 21 avril. Selon le président américain, cette interdiction d’accès au détroit d’Ormuz prive l’Iran de revenus pétroliers essentiels, qu’il chiffre à des millions de dollars par jour.
Trump a accusé le blocus de générer des tensions internes graves. « L’Iran s’effondre financièrement ! Ils veulent que le détroit d’Ormuz soit ouvert immédiatement – ils manquent d’argent ! Ils perdent 500 millions de dollars par jour. L’armée et la police se plaignent de ne pas être payées. SOS !!! », a-t-il écrit, signalant potentiellement des fissures dans l’appareil de sécurité iranien.
L’ouverture du détroit comme enjeu de négociation
Le président américain a publié un appel urgent réclamant l’ouverture immédiate du détroit d’Ormuz, transformant cette voie de passage en levier de négociation central. Trump conditionne explicitement la levée des sanctions économiques à la conformité iranienne sur plusieurs points : désarmement nucléaire, transfert des stocks d’uranium enrichi, limitation des programmes balistiques et renonciation au soutien aux groupes armés régionaux.
La stratégie économique de Washington vise à forcer Téhéran à accepter ces exigences sous le poids de la pénurie monétaire. Le blocus a déjà perturbé les livraisons mondiales de pétrole et de gaz, générant des spéculations boursières sur les prix des carburants.
Cycle de négociations en suspens
Une deuxième série de pourparlers était prévue au Pakistan, mais le vice-président américain J.D. Vance a annulé son déplacement. Les négociations demeurent dans l’impasse tandis que le cessez-le-feu reste prolongé jusqu’à la présentation d’une proposition formelle de l’Iran. Téhéran n’a pas encore signifié l’acceptation des conditions américaines, laissant son sort économique tributaire de l’issue de ces discussions.



