La Direction de l’Institut Cheikhou Oumar Foutiyou Tall a publié jeudi un communiqué officiel pour contester formellement les informations diffusées par le quotidien Libération, qui faisait état d’une affaire de mœurs grave au sein de l’internat de la Mosquée omarienne de Dakar. L’établissement réfute toute implication d’un membre de son encadrement dans des faits de nature pédophile.
Cinq arrestations au commissariat de Rebeuss
Libération avait révélé dans son édition du jour que le commissariat de Rebeuss avait procédé à cinq interpellations en lien avec des accusations de viols et d’actes contre nature commis au sein de l’internat. Parmi les personnes placées en garde à vue figurerait un encadreur de l’établissement ainsi que quatre pensionnaires mineurs, selon le journal.
La direction de l’Institut ne conteste pas l’existence d’un incident, mais en recadre les contours. Dans sa mise au point, elle précise que les faits en question remontent à 2022 et impliquent exclusivement des mineurs entre eux, écartant ainsi la mise en cause de tout adulte encadreur dans les agissements décrits.
Une version des faits que la justice devra trancher
La divergence entre la version de Libération — qui cite cinq arrestations dont celle d’un adulte — et celle de la direction de l’Institut, qui exclut toute responsabilité du personnel, place désormais l’affaire dans le champ judiciaire. Le parquet compétent n’a pas encore rendu publique sa position sur la qualification exacte des faits ni sur le statut des personnes interpellées.
Au Sénégal, les faits de pédophilie et d’actes contre nature sont passibles de sanctions pénales sévères en vertu du Code pénal (récemment modifié), avec des peines pouvant aller jusqu’à dix ans de réclusion selon les circonstances et l’âge des victimes.
L’évolution de la procédure au commissariat de Rebeuss, chargé de l’enquête préliminaire, déterminera si le dossier est transmis au parquet en vue d’une instruction formelle.


