Les électeurs de Virginie ont validé de très peu, mardi 21 avril, une nouvelle carte électorale avantageant le camp démocrate, une victoire que Barack Obama a aussitôt saluée. Cette décision constitue un échec politique pour Donald Trump, qui s’était opposé à ce projet. Le référendum a été adopté avec 50,7 % de votes favorables.
Trump mobilisé pour bloquer le redécoupage
Le président avait pris part lundi soir à une réunion téléphonique durant laquelle il avait appelé à voter contre le projet. Le mardi matin, il a réitéré son message sur sa plateforme Truth Social, exhortant ses partisans à « sauver le pays ». Dans l’État, les républicains, déjà fragilisés après la perte du poste de gouverneur quelques mois auparavant, se sont fortement mobilisés contre le référendum.
Par ailleurs, ce nouveau découpage redonne des perspectives favorables aux démocrates pour renforcer leur poids au Congrès américain. Actuellement, ils détiennent six des onze sièges de Virginie. Avec cette nouvelle carte électorale, ils espèrent en conquérir jusqu’à dix lors des élections législatives prévues en novembre 2026.
Une victoire symbolique dans la bataille des districts
Barack Obama, ancien président des États-Unis, s’est engagé directement dans la campagne. À l’issue du vote, il a réagi sur X en écrivant : «Félicitations, Virginia ! Les républicains tentent de faire pencher les élections de mi-mandat en leur faveur, mais ils n’y sont pas encore parvenus. Merci de nous avoir montré à quoi ressemble la défense de notre démocratie et la riposte.»
Ce référendum reflète un affrontement national sur le redécoupage des circonscriptions électorales. Les deux partis se livrent depuis des mois une guerre des cartes, tentant de redessiner les limites électorales à leur avantage. Les républicains avaient lancé cette vague en annonçant un redécoupage au Texas destiné à leur gagner environ cinq sièges supplémentaires. La Californie, contrôlée par les démocrates, a riposté en proposant une nouvelle carte susceptible de leur permettre de conquérir jusqu’à neuf sièges républicains.
À chaque victoire d’un parti, l’autre promet des représailles. Cette escalade reflète les enjeux majeurs à l’horizon des élections de mi-mandat, qui pourraient redéfinir le contrôle du Congrès américain.



