Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que l’épidémie de hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius était « très largement, espérons-le, sous contrôle », promettant un rapport complet de son administration dans les prochaines heures. La déclaration intervient alors que trois personnes — un couple néerlandais et une ressortissante allemande — sont mortes depuis le départ du navire d’Argentine en avril, et que cinq États américains surveillent au moins sept anciens passagers asymptomatiques.
Préparation sanitaire en question
La gestion de la crise soulève des questions sur l’état de préparation sanitaire des États-Unis. En 2025, l’administration Trump avait supprimé le financement d’un programme de recherche dédié précisément au type de hantavirus en cause dans cette épidémie. Par ailleurs, depuis le retrait américain de l’Organisation mondiale de la santé en janvier, Washington ne dispose plus d’un accès direct aux données de surveillance épidémiologique et de traçage des contacts coordonnées par l’institution.
Douze pays en ordre dispersé
L’OMS a confirmé jeudi cinq cas, dont trois mortels, liés à la souche Andes du hantavirus — une variante rare transmissible entre humains par contact étroit. Au moins douze pays suivent des passagers ayant débarqué avant la détection des premiers cas. L’organisation a néanmoins écarté tout risque de pandémie, estimant le risque pour la santé publique mondiale comme « faible ».



